› Société

Cameroun : des séparatistes chassés de leur camp par des villageois en colère

Crise anglophone : des combattants séparatistes.

Ces derniers réagissaient ainsi aux multiples enlèvements et tortures perpétrés par les sécessionnistes.

Dimanche 8 mars, les habitants de certains villages de Batibo (région du Nord-ouest Cameroun) ont exprimés leur ras-le-bol face aux exactions de présumés combattants séparatistes.

D’après Cameroon News Agency, les populations des villages Enyoh, Kugwe er Besson ont mené un véritable raid dans un camp de séparatistes dans la zone.

Ils « ont envahi le camp et chassé les ravisseurs. Ils ont mis le feu à tout le camp et ont libéré les captifs, y compris les Fon (chefs traditionnels)», rapporte le réseau d’informations spécialisé dans l’actualité sur le conflit qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

« Ce camp existait depuis longtemps maintenant. La population avait été calme, prenant ses excès pour des actes normaux », confesse un villageois à l’agence d’information.

Un autre rapporte ces faits : « Après un petit malentendu dans notre famille, un fils de la famille, un agent du camp de Kugwe a rassemblé son gang et a pris en otage les pères de la famille. Il les a fouettés et gardés au secret pendant plusieurs jours. Cela s’est passé il y a environ 3 mois. Ils ont affirmé qu’un sortilège est gardé dans l’enceinte familiale par nos parents et que nous devons payer une somme d’au moins 5 millions Fcfa. Notre oncle malade et d’autres ont dû rassembler cette somme et même emprunter davantage pour se protéger de toute situation sur d’autres parents à la maison. C’est arrivé et c’est passé ».

Mais d’après les habitants, cela ne leur a pas suffi et ils sont revenus.

Cameroon News Agency rapporte cet autre épisode : « En février dernier, ce même cousin de la famille dans les rangs des Amba boys (combattants séparatistes) a envoyé des garçons du camp de Kugwe à Bamenda pour kidnapper notre oncle. Il était détenu au camp depuis 4 quatre semaines maintenant. Nous avons négocié, supplié, dépensé de l’argent, mais il l’a été gardé pendant plus de deux semaines. La communauté ecclésiastique du PC Ntaturu a prié, des amis sympathisants, mais cela n’a pas aidé ».

C’est pour exprimer leur exaspération que les habitants de ces trois villages (parmi les 22 que compte l’arrondissement de Batibo) ont envahi le camp des séparatistes et libéré les personnes détenues.



À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé