Société › Education

Cameroun : deux factions du mouvement OTS défendent des positions divergentes

Les Mouvements OTS affichent leurs divergences
Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale

Les mouvements « On a trop souffert » (OTS), faction républicaine et ordinaire ont affiché cette divergence de vue dans le cadre du dialogue social avec le ministre Grégoire Owona ce mardi 15 mars 2022.

L’environnement éducatif camerounais est en crise depuis plus de trois semaines. Les enseignants du secondaire sont  en grève pour manifester leur colère et pousser les autorités gouvernementales à répondre à leurs revendications. Le 09 mars 2022, le chef de l’Etat a donné des directives à son gouvernement pour résoudre les problèmes des enseignants. Depuis lors, le Collectif OTS divisé en deux factions, défend deux positions différentes.

OTS ordinaire entend militer pour le maintien de l’opération craie morte. L’enjeu est d’amener le gouvernement à payer toutes les dettes de l’Etat envers les enseignants. Le mouvement avance qu’une fois que les mesures édictées sont mises en œuvre, il procédera à la levée du mot d’ordre de grève.

C’est cette position que ses représentants ont soutenu ce mardi au cours de la rencontre avec le ministre du Travail et de la Sécurité sociale. « Nous voulons que des mesures soient prises par exemple, à la fin de ce mois déjà, que la totalité des salaires soit payée et l’autonomisation des avancements de groupe. Dès lors que l’Etat peut résorber nos problèmes, je peux vous assurer qu’on va reprendre d’abord les cours », a confié un représentant OTS à Royal FM.

Cependant, « OTS républicain » milite pour la reprise des enseignements et l’accompagnement du gouvernement dans la mise en œuvre des directives présidentielles.

« Nous militons pour l’apaisement et pour un retour à l’école. Nous sommes dans la logique d’éviter une année blanche à toute la communauté éducative nationale. Nous accompagnons l’Etat dans les diligences qu’il est en train de mettre en place. Nous observons déjà en ce moment une levée progressive du mot d’ordre de grève depuis hier lundi 14 mars. Parce que le chef de l’Etat a commencé à répondre à nos doléances », déclare un représentant de la faction républicaine

Cette position épouse celle du gouvernement qui appelle à la reprise des cours au sein des établissements scolaires en attendant la mise en œuvre des mesures édictées.

Selon le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, il n’y a rien à craindre. Le président de la République «  a donné son accord sur pratiquement toutes les doléances des enseignants et en a fixé un planning urgent de mise en œuvre. Ce sont des décisions qui doivent être mises en œuvre dans leur entièreté », a déclaré Grégoire Owona au micro de la station radio Crtv.

Dans cette perspective, les départements ministériels disent avoir pris des dispositions pour aussi bien au niveau procédural que financières. Au matin du 25 mars 2022, les comptes bancaires des enseignants concernés commenceront à recevoir les premiers paiements, a rassuré un responsable du ministère des Finances. Ainsi, avec ces différentes démarches, les enseignants sont appelés à reprendre les cours.


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