Société › Faits divers

Cameroun – Douala : un nourrisson meurt pendant le « voir-bébé »

Les circonstances de cette disparition subite sont relatées cet article publié dans l‘édition de ce 10 août 2020 du quotidien national Cameroun Tribune.

Hier, 9 août, Rodolphe T, la quarantaine, chauffeur dans une entreprise de téléphonie mobile, et son épouse Jeannette, commerçante, 29 ans, ont enterré le dernier de leurs trois enfants, un bébé de sexe féminin de quatre mois, à Ngodi-Bakoko (Douala IIl). Le nourrisson est mort la veille, jetant un froid sur une cérémonie qui se voulait pourtant joyeuse au domicile de ses parents, sis au quartier Village, dans le secteur dit « Ari » (toujours dans l’arrondissement de Douala lIl)

Selon des informations obtenues par CT, les époux font partie d’une réunion dont le règlement prévoit -usage plutôt répandu- une visite aux membres en cas d’heureux événement. En l’occurrence, il S’agissait de la pratique communément appelée « voir bébé ». Ce dimanche 8 aout donc, le couple reçoit la réunion, dont les membres ont apporté morceaux de savon, palettes d’eau minérale, etc. Ayant avant cela remis une enveloppe pour préparation de la réception.

Tout se passe comme prévu la réunion se tient, puis vient le moment de voit effectivement le bébé. Sa mère va le chercher, et le bout de chou passe de mains en mains arrachant sourires et félicitations aux visiteurs. Une dizaine de câlins et autres guili-guili plus tard, le nouveau-né s’est assoupi. Sa mère va le remettre dans son berceau et le moment de joie se poursuit. Pas pour longtemps. Une des visiteuses, assise dans le couloir menant à la chambre, entend l’enfant pleurer. La maman est alertée. Elle va porter le bébé et note une forte température.

Une infirmière, membre de la réunion, s’implique. La boîte à pharmacie de la maison est mise à contribution. Ainsi qu’une serviette mouillée qu’on appliquera sur le front de l’enfant. Mais la température reste élevée. Puis l’enfant est pris de spasmes. L’infirmière suggère de l’emmener à l’hôpital. D’urgence. Le temps de le porter pour le véhicule d’un autre membre garé dehors, il est trop tard. Constat de l’infirmière.

Le corps sans vie est néanmoins conduit à la clinique où la famille fait habituellement suivre ses enfants. Le pédiatre confirme, et attribue décès à un accès palustre. On apprendra que 20 jours plus tôt, le spécialiste avait examiné l’enfant et prévenu sa génitrice quant à ce palu. Et que quelques jours avant dimanche, il y avait eu une autre alerte. Qui avait juste été «calmée».


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