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Cameroun : du « Covid-business» dans les marchés  

Un marché de vivre au Cameroun (photo d'archives)

 La pandémie du Coronavirus crée une situation générale de flambée des prix du matériel de protection et des  produits de première nécessité.

Autrefois recommandé uniquement aux malades et au personnel de santé, le port des masques de protection est désormais conseillé à tous les citoyens. Décision du ministre de la Santé publique,  Manaouda Malachie, tombée comme une aubaine pour les pharmacies, les ateliers de couture et les quincailleries. Cet outil qui se vendait avant la pandémie  à 300 FCFA  maximum, vaut deux voire trois fois plus son prix aujourd’hui.

C’est ce que l’on pourrait appeler Covid-business. Le prix des solutions hydroalcooliques, utilisées comme désinfectant pour les mains, est tout aussi passé du simple au triple dans certaines pharmacies de la ville de Yaoundé. Certaines officines demandent environ  10 000 FCFA pour des flacons qui hier,  valaient moins de 3500 FCFA. Idem pour l’alcool auquel beaucoup recourent pour concevoir, eux même, des potions antiseptiques. Le paquet de gants que l’on achetait à 15 000 FCFA ne s’offre dans des surfaces qu’à 45 000 FCFA.

Loin des pharmacies, le marché des vivres. Entre flambée des prix et pénurie. Céréales et tubercules ne s’invitent que dans les paniers des plus offrants. S’agissant précisément  des céréales, il faut s’armer de détermination pour trouver du Jujube (Njinja), devenu rare sur le marché. L’on apprend-t-on, qu’il aurait été  abondamment importé ces derniers temps vers un pays d’Asie. Sur la hausse des prix,  des commerçants la justifient par la hausse du coût du transport.

Le transport qui est aussi en effet problématique en ce temps de pandémie. Notamment son volet urbain et interurbain, où la surcharge a été interdite pour limiter la propagation du Covid-19. Un taxi ne doit désormais porter plus de trois passagers. Au niveau des agences des voyages, les bus de 70 places doivent contenir au maximum 50 personnes. La mesure gouvernementale prise à propos, favorise la spéculation des prix. Les tarifs sont revus à la hausse chez nombres de conducteurs. Ces derniers revendiquent d’ailleurs la baisse du prix du carburant à la pompe.

Le ministre du Commerce (Mincommerce) essaye tant bien que mal d’assurer la régulation dans les marchés, et même de faciliter leur approvisionnement. Luc Magloire Mbarga Atangana effectue des descentes sur le terrain pour sensibiliser les opérateurs économiques.  En mars dernier,  avec  sa Brigade des contrôles et de répression, ils ont scellé les portes de certaines grandes surfaces commerciales. Accusés de d’entretenir la pénurie dans la perspective d’une hausse vertigineuse des prix.

Toutefois ailleurs, après le départ de la Brigade nationale des contrôles et de la  répression, le « Covid-business » reprend droit de cité. Au détriment du consommateur dont le pouvoir d’achat est « infecté ».


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