Politique › Institutionnel

Cameroun: Elecam cherche ses représentants dans le littoral

L’organe vient de démarrer une tournée dans cette région

Le conseil électoral d’Elecam via son membre Thomas Ejaké Mbonda a entamé une tournée dans la région du littoral. Il a eu au préalable, une concertation avec les différentes autorités administratives et politiques, puis un entretien avec le gouverneur de cette région, Fai Yengo Francis. Cette démarche répond à la recommandation contenue dans le communiqué rendu publique la semaine dernière, par la présidence de la République en vue de la désignation des membres des différents démembrements de l’organe. La descende sur le terrain de M. Ejaké Mbonda, vise donc à dénicher et à préparer les futurs membres de cet organe, désormais chargé d’organiser, de gérer et de superviser l’ensemble du processus électoral et référendaire du Cameroun, comme le stipule la loi N° 2006/ 011 du 29 décembre 2006 . Elecam doit rencontrer entre autres, les membres de l’ex organe Onel (observatoire national des élections). De même, les missions de ces deux organes ne sont pas très éloignées, car Elecam s’attellera à suivre les directives attribuées à l’Onel par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MINATD). Sont impatiemment attendus au sein du milieu politique de la région du Littoral, les noms des représentants d’Elecam. Une fois connus, ceux-ci devront représenter l’administration au cours des différentes opérations électorales en procédant par exemple, à l’inscription des habitants du littoral sur les fiches électorales, à la distribution des cartes des électeurs une fois confectionnées et disponibles, en passant bien évidemment par la distribution du matériel électoral dans les bureaux de vote lors des élections.

Elecam se veut différent de l’Onel
Le nouvel organe entend de démarquer fermement de l’ancien très souvent critiqué pour sa partialité. Un dialogue convaincant, sera alors déployé auprès des futurs membres au cours des descentes sur le terrain, l’objectif étant de prouver que Elecam n’est pas l’Onel à plusieurs niveaux. On apprend par exemple, que désormais, les sous-préfets ne seront plus impliqués dans le déroulement des élections, les chefs de quartiers ne vont plus procéder à l’enregistrement des électeurs ni à la distribution des cartes des électeurs. Dans le même ordre d’idée, les représentants des formations politiques ne seront plus désignés comme présidents des bureaux de vote. Toutes ces tâches et bien d’autres inclues dans le processus électoral, seront exclusivement effectuées par Elecam conformément à la loi. Si l’on peut acclamer ces reformes annoncées, il n’en demeure pas moins important de noter qu’un flou persiste sur les critères de désignation des membres d’Elecam dans la région du Littoral, les départements et autres arrondissements.

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