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Cameroun: Elles s’appellent Majolie, le documentaire qui retrace l’affaire du Ténofovir

Gérard Désiré Nguele à travers son film a ému le public venu nombreux jeudi dernier au Ccf

En allant le 17 septembre 2009 regarder au centre culturel français de YaoundéElles s ‘appellent Majolie, un film de Gérard Désiré Nguele, les cinéphiles ont pu en savoir plus sur l’affaire du Tenofovir, un projet du laboratoire américain Gilead.

Majolie, ce sont les 400 filles camerounaises, officiellement des prostituées, recrutées après divers tests gynécologiques destinés à prouver leurs séronégativités, pour des essais clinique d’un anti-rétroviral appelé Viread. Les conditions et le contexte de recrutement étaient douteux. Selon Calice Talom du Réseau sur l’éthique, le droit et le Vih/Sida(Reds), il fallait recruter en masse pour atteindre les quota fixés. Les filles, pour la plupart viennent de familles démunies, elles apprennent par leurs copines l’existence d’un laboratoire qui paye pour des test. 2700 Fcfa par mois, à chaque fois qu’elles vont chercher un nouveau flacon. Elles s’inscrivent en masse et ne cherchent pas à savoir ou ne peuvent pas savoir ce qu’il en est.

La majorité de ces filles se croient à l’abri du Vih par ce médicament, multiplient leurs partenaires et ne se protègent plus. D’ailleurs des examens médicaux gratuits et une promesse de prise en charge en cas de contamination, les y encourage. La plupart deviennent séropositives. Elles ne peuvent plus participer au programme. Elles ne sont pas prises en charge non plus. En 2006, France 2 une chaîne française révèle au monde l’existence de ce projet au Cameroun. Associations et médias montent au créneau pour dénoncer le caractère amoral des essais. Considéré comme scandale humanitaire, le projet est suspendu.

A la suite de l’affaire du Tenofovir, deux commissions d’enquête ont été ouvertes, mais n’ont jamais rendu leurs résultats. On ne sait toujours pas ce qui s’est passé selon Gérard Désiré Nguele, mais il y a tout de même Elles s’appellent Majolie

Gérard Nguele va s’atteler pendant 3 ans et demi, à repérer ces sources grâce à une équipe de documentalistes avec qui il travaille. Ce qui va aboutir, dans la réalisation de ce documentaire à un casting important. Puisque les spectateurs du centre culturel français ont pu apprécier les témoignages controversés de Junior Binyam alors rédacteur en chef du quotidien mutations, Calice Talom, du Réseau sur l’éthique, le droit et le Vih/Sida(Reds), Guillaume Manda, le responsable du site et Joseph Katué du comité national d’éthique des acteurs directes ou indirectes de l’affaire.


journal du Cameroun)/n
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