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Cameroun: Encore des maisons en terre battue dans la capitale!!!

Elles présentent un autre visage de la ville. Images insolites de Yaoundé

La ville de Yaoundé présente aux visiteurs une image féérique à divers endroits. De l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen au centre de la ville, le visiteur peut admirer les travaux d’embellissement de la capitale que mène la communauté urbaine de Yaoundé. Des routes refaites des parcs et autres jardins publics sont aménagés ici et là pour donner à Yaoundé un visage nouveau.

Mais Yaoundé a également un autre visage, une face cachée qui mériterait à coup sur l’attention des pouvoirs publiques « Yaoundé » est constituée des quartiers populeux, des « sous quartiers » pour reprendre une expression chère aux camerounais. Même si les engins de la communauté urbaine ont cassé certains habitats précaires comme à Ntaba Nlongkak, Bonamoussadi, Briqueterie, Olezoa etc, d’autres quartiers ont résisté à la furie des hommes et engins de Gilbert Tsimi Evouna, le Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. C’est le cas du quartier Mvog Mbi notamment la zone située entre le grand marché et la compagnie musique de la garde présidentielle. Ici les maisons sont encore en terre battue, et en planches, nous rappelons une autre époque de Yaoundé lorsque la capitale camerounaise n’était encore qu’un simple grand village avec ses champs, ses pistes, sa forêt etc. Les murs de ces maisons sont quasiment fissurés laissant même apparaitre à certains endroits, l’intérieur de la maison. La toiture est couverte autant que faire se peut, par des tôles tordues.

Maison délabrée
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Sur certaines maisons, une espèce d’écaille couvre également la toiture, avec l’appui des grosses pierres qui sont disposées un peu partout. Les toilettes quant à elles sont juste à côté des maisons qui sont presque collées les unes aux autres, laissant la place à une promiscuité ambiante. Le voisin pouvant à partir de chez voir ce qui se passe chez l’autre. Pour avoir accès à cet endroit de la capitale, quelques petites planches servent de ponts, sur la petite rivière qui traverse la piste. Les habitants semblent s’y plaire. Comme Roger, la plupart des habitants du coin sont des autochtones. Nous sommes ici chez nous nous. Je ne vois pas pourquoi on ira louer en ville nous dit-il. Un peu plus loin, une vieille femme s’active à laver des marmites d’un noir bizarre on dirait le village. Les enfants quant à eux jouent dans un coin de la concession pieds nus et torse nus, la fumée des feux de bois arrose presque tout le camp sans que les locataires ne se plaignent, certainement habitués par cette odeur particulière. Ici la vie poursuit son cour normal, loin des jardins et autres décors de rêve que l’on retrouve un peu partout dans d’autres coins de la capitale. Chacun étant fier de vivre dans ces maisons parfois penchées comme si elles allaient s’écrouler. Une situation qui nous rappelle le roman ville cruelle de d’écrivain camerounais Mongo Beti, avec Tanga Nord réservé aux riches et Tanga Sud, la partie de la ville réservée aux pauvres.

Ce petit quartier fait partie des bidons villes que l’on retrouve encore à Yaoundé. Des zones qu’on ne saurait détruire car appartenant à ces fils du terroir qui n’ont pas eu des moyens pour se développer. Les pouvoirs publics notamment la communauté urbaine de Yaoundé, dans son processus d’urbanisation de la cité capitale devra trouver une solution à cette question si l’on veut viabiliser et harmoniser le plan d’urbanisation de la capitale camerounaise. En attendant que cela soit fait, les populations de cette partie de la ville de Yaoundé mènent tranquillement leur vie, faisant régulièrement face aux moustiques, cafards, odeurs nauséabondes, intempéries et à la promiscuité.

Maison en planche
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