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Cameroun: engageons-nous pour des universités, facultés et écoles

Par Abdelaziz Mounde

Sur le sillon de l’économiste Dieudonné Essomba et de bien d’autres figures, la pensée endogène africaine doit retrouver ses symboles, précurseurs et chantres.

Les circonstances l’exigent et nous y conduiront. Ceux qui auront la charge de reconstruire sur les plans constitutionnels, de la gouvernance, des structures, de la morale, de l’éthique et des symboles, ce beau pays qu’est le Cameroun – une tâche immense – auront, entre autres devoirs, des choses fondamentales pour la mémoire et l’avenir : Rendre un hommage mérité à ces économistes camerounais, Castor Osende Afana, premier docteur en sciences économiques d’Afrique noire et auteur d’une étude pionnière sur la logique de l’économie d’essence coloniale et Joseph Tchundjang Pouemi, auteur d’un essai pionnier sur la critique du franc CFA, qui ont inauguré la tradition de la pensée endogène et critique africaine sur le développement et la monnaie, en baptisant par exemple, les facultés de sciences économiques et des gestion, des universités et centres de recherche et des écoles en leurs noms.

Ce serait la moindre des reconnaissances et une pierre symbolique pour la réconciliation des c urs, des mémoires et des citoyens au Cameroun.


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