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Cameroun : énormes nids de poule au quartier Mokolo

L'état des routes rend la circulation difficile à Mokolo.©Journalducameroun.com

Le tronçon est un parcours du combattant, autant pour les piétons que pour les automobilistes.

Au quartier Mokolo, lieu-dit gare routière, le délabrement s’impose sur la route. Nids de poule, boue, caniveaux bouchés, flaques d’eau malodorantes, entre autres, sont les éléments du décor. Sur ces routes quasi-impraticables, il faut cravacher dur pour éviter d’abîmer son véhicule, ou des accidents, surtout pour les motocyclistes.

Depuis plusieurs années, les défauts de la chaussée font partie du quotidien de ses usagers. Ceux-ci essaient de s’y accommoder sans vraiment y parvenir. Ngome, chauffeur d’ « Opep », (nom donné aux véhicules de transport clandestin) en témoigne : « Nous essayons de nous adapter mais c’est dur. A peine tu laves ta voiture que tu reviens la salir ici. Les trous et creux de la route-ci fragilisent nos amortisseurs. Et quand ils finissent par s’abîmer, les réparer nous revient à des centaines de mille parfois ».

Dans le même inconfort que lui, d’autres chauffeurs urbains dénoncent l’embouteillage que ces routes occasionnent. « On peut parfois faire cinq minutes pour parcourir quelques mètres car tout le monde doit ralentir à ce niveau pour ne pas abîmer sa voiture et ça crée des bouchons » dit l’un d’eux.

Les commerçants et habitants du quartier aussi se plaignent. Pour les premiers, en temps de pluie comme actuellement, la boue les éloigne des clients qui ne s’y aventurent pas beaucoup à pied par crainte de se salir ou de glisser. En saison sèche, la poussière altère la qualité de leurs marchandises. Les habitants, quant à eux, attribuent leurs malheurs aux flaques d’eaux stagnantes et malodorantes qui leur causent des maladies.

Interrogé au sujet des mesures prises pour entretenir ces routes, M. Mvondo, riverain, affirme que la dernière initiative de la Communauté urbaine remonte à 2011. « Cette année-là, des nids de poules avaient été comblés, les canalisations d’eaux avaient été refaites et la route agrandie au niveau de la montée Elig-Effa. Une couche de bitume avait d’ailleurs été passée sur la chaussée ». Un brin furieux, il va poursuivre : « Des fois, quand c’est trop grave, des mesures palliatives sont prises mais sont malheureusement peu efficaces. Elles ne tiennent pas long, une semaine après c’est le retour à zéro ».

Il est observé ici que les modestes travaux entrepris par la voirie consistent souvent à la cure ou la rénovation partielle des caniveaux à cause de l’abandon prématuré des travaux. A d’autres endroits, des pelleteuses raclent la route déjà fissurée et creusée par les ruissellements d’eau (à cause des canalisations bouchées). D’autres fois, c’est la terre qui est utilisée comme remblais. Mais quand vient la pluie, la boue s’installe.

 


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