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Cameroun: Epidémie de Choléra dans l’extrême nord

Selon certaines sources une quinzaine de personnes seraient mortes et de nombreux autres cas en observation

De nombreux morts confirmés
L’épidémie a été déclarée il y a un mois dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun proche du Nigéria. Hier mercredi au bulletin d’information de la mi-journée, il a été rapporté que la maladie a tué une quinzaine de personnes. « Depuis la découverte des premiers cas de choléra le 2 septembre dernier » dans cette région, « cinq personnes sont mortes » dans les hôpitaux et une dizaine d’autres « dans des domiciles », a rapporté la crtv, radio nationale, sans donner de chiffres plus précis. Selon ce média, « 85 cas » de choléra ont officiellement été répertoriés dans deux départements de cette région. Sur les causes, les autorités semblent avoir trouvé l’origine. Les premières personnes contaminées avaient bu une eau insalubre qui prend sa source dans une région du Nigeria voisin, affirme la CRTV.

Les premiers soins gratuits
Le préfet d’un des départements concernés a indiqué que quatre décès avaient été enregistrés dans son « unité de commandement ». « La situation a été maîtrisée et aucun nouveau cas n’a été signalé depuis une semaine » dans ce département, a-t-il assuré. « Les premiers soins » sont dispensés « gratuitement » aux malades dans les hôpitaux publics et une campagne de « traitement systématique » des puits et autres points d’eau a été lancée, selon la CRTV qui rappelle que les épidémies de choléra sont fréquentes dans cette région, notamment en saison de pluie. Les autorités sanitaires ont aussi ouvert une campagne de communication auprès des populations. Il leur est recommandé de faire bouillir de l’eau avant de les consommer.

Déficit d’investissement pour l’eau potable
Selon certains observateurs, la responsabilité de l’Etat est constante dans cette situation. Affirmer que la région du grand Nord est souvent en proie au choléra cache très mal selon eux, le problème d’approvisionnement en eau potable dont souffrent les populations camerounaises en générales et les populations de l’extrême nord du Cameroun en particulier. Au milieu des années 90, la Société nationale des eaux (SNEC), en pleine restructuration après les accords avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, avait fermé les bornes-fontaines publiques car les mairies ne payaient plus les factures. Elles ont ensuite été privatisées mais, non rentables, elles ont été progressivement fermées.

Crainte d’extension de la maladie
L’action concertée des organisations non gouvernementales et des élites locales ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins d’une population estimée à plus de Cinq millions d’habitants. Dans la majorité des cas, les populations s’approvisionnent dans les puits qui sont souvent creusés sans aucun conseil technique et peu entretenus. Le problème d’approvisionnement en au potable touche aussi les grandes villes camerounaise, ce qui fait craindre une extension de la maladie. En 2004, une autre épidémie de choléra avait frappé Douala, la capitale économique du pays, tuant au moins 100 personnes, de sources officielles. Selon les autorités, la maladie avait été causée par la mauvaise qualité des eaux de consommation et l’insalubrité.

Le manque d’eau et l’insalubrité sont les causes principales
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