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Cameroun: Etoiles du marketing, stop et fin. Bienvenue aux Etoiles d’Afrique

Interview de Ferdinand Nana Payong à propos de son nouveau projet, qui se veut continental

Par un communiqué, vous avez informé la presse de l’arrêt des étoiles du marketing. Quelle est la raison?
Cet arrêt était inscrit dans notre « voyage stratégique » depuis le départ : nous prévoyions décliner le concept sur d’autres activités (la formation, les Etoiles de la musique, les Etoiles des médias) nous internationaliser etc..entre temps, certaines initiatives on comblé le vide, à l’instar des Canal d’or pour la musique et Médiations pour les médias. L’internalisation était un de nos plus grands axes de développement. Grâce aux médias internationaux et aux nouvelles technologies, notre rendez – vous national est connu et sollicité hors des frontières. Il était donc temps d’y aller.

Quel bilan personnel faites-vous de cette aventure?
Trois à quatre mois de ma vie et de mon entreprise donnés chaque année pour permettre aux jeunes camerounais formés en marketing et/ou en communication de rencontrer leur futurs employeurs des mois ou des années avant de les affronter au cours d’un entretien d’embauche ; emmener une cinquantaine de jeunes issus d’une dizaine d’institutions différentes à se rencontrer – souvent pour la 1ère fois – et devenir des concurrents ou collègues quelques années après m’a toujours troublé. Voir des dirigeants d’entreprises accepter de venir dans le cadre du « grand oral » se livrer à l’impertinence de ces jeunes futurs cadres qui leur posent des questions originales et embarrassantes parfois, m’a souvent bluffé. Bref j’ai gagné dans la foi en Dieu, parce que lui seul peut vous apporter de telles idées et cette dose de folie sans laquelle, certaines choses ne peuvent pas démarrer à cause de la peur de l’échec. En dix j’ai déplacé près de 500 jeunes, près de 70 entreprises de leurs villes vers les sites des événements sans accident. J’en avais la trouille chaque fois pour les jeunes qui quittaient leur famille pour vivre ces moments là. Autre motif de satisfaction, en dix ans, environ 300 trophées décernés et je n’ai jamais rien arrangé ni avec les jurés, ni avec les entreprises ; et je le déclare sur l’honneur.

Comment les camerounais ont-ils accueilli la nouvelle?
Je ne ressentais rien de spécial au moment où j’ai cliqué sur la souris pour envoyer le « e faire-part » qui annonçait la fin des Etoiles du Marketing et de la Communication, Il était 23h30 par là. 10 mn après j’ai reçu un coup de fil d’un ami qui vit au Burkina Faso (Georges Njamkepo), puis une douzaine de mails venant des quatre coins du monde. Cela m’a un peu déstabilisé, mais comme j’étais préparé à cet épisode depuis le début, je n’ai pas éprouvé la même peine que la majorité de ceux qui ont réagi. Cela dit, c’est un peu dans ma nature de faire le funambule. en ayant bien préparé le filet de dessous tout de même.

Vous transportez l’évènement au niveau continental et il passe de Etoiles du marketing à Etoiles d’Afrique. Quel est l’objectif des Etoiles d’Afrique?
Notre objectif premier est de dire que l’Afrique, ce n’est pas la guerre, des gens qui ont faim, des millions de personnes, les enfants soldats etc. Le dire avec des mots n’est pas moins réducteur. Nous voulons à travers un événementiel de standard international, aller prendre la parole où on connait mal l’Afrique, pour exalter ce qui se fait de bien par les africains du continent et de la diaspora. Les valeurs sont légions. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui affirment que les médias internationaux présentent l’Afrique sous le prisme négatif ; la nature a horreur du vide ; les saxons disent : good news does’nt sell.

Où et quand aura lieu la première édition des Etoiles d’Afrique?
Dans la 2ème décade du mois de Juillet à Paris, dans l’un des centres d’expositions et d’affaires les plus prestigieux d’Europe.

Pourquoi avoir choisi la France et pas une capitale africaine?
Parce que si on veut vendre l’Afrique, il faut aller prendre la parole là l’on où connait l’Afrique le moins bien. Il est plus facile de déplacer une centaine d’investisseurs occidentaux à Paris plutôt que de les inviter en Afrique. Une Pme par exemple qui travaille dans le secteur des infrastructures qui sous-traite pour des grandes entreprises et qui serait intéressée par un partenariat en Afrique aura moins de mal à prendre le Thalys de Bruxelles pour Paris que de prendre l’avion pour Yaoundé ou Dakar.

Sans rentrer dans la polémique, il se pose tout le problème des visas, notamment pour les chefs d’entreprises. Y avez-vous pensé?
Dans le cadre de cet événement, le volet plaidoyer et lobbying occupe une place de choix. En effet, le fait de choisir la France plutôt qu’une autre capitale d’Europe ou d’Asie est la preuve, non pas d’un renoncement, mais d’un choix qu’il serait dommage de ne pas apprécier à sa juste valeur. Il serait souhaitable et avantageux que nos participants soient en règle vis-à-vis des autorités consulaires de leurs pays pour éviter tout désagrément.

Un mot sur vos nouveaux partenaires?
Si vous me le permettez, je souhaiterais présenter toutes les parties prenantes en même temps pour ne pas défavoriser celles que nous avons approchées en dernier. Vous en saurez davantage le moment venu.

Ferdinand Nana Payong, promoteur des étoiles du Marketing au Cameroun.
Journalducameroun.com)/n

On peut tout de même connaître les pays concernés?
Il y a le Cameroun, le Sénégal, le Tchad, la RCA, le Congo, le Burkina Faso, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Benin, le Togo et le Mali.

Comment sera organisé le nouvel évènement?
Nous nous sommes servis de nos dix ans d’expérience pour construire un événement qui donnera l’occasion aux entreprises présentes de tirer profit de la présence des partenaires, des investisseurs et organisations consulaires orientés Afrique. Les jeunes et les entreprises de la diaspora y trouveront un espace d’échange et de visibilité susceptible de répondre aux principales attentes exprimées et de « vendre » l’Afrique ;

Comment sera organisée la communication autour de l’évènement afin de toucher un grand nombre du public-cible?
Nous n’avions pas défini notre positionnement au préalable ; Nous nous sommes d’abord adressés aux cibles pour décrypter leurs attentes, ensuite nous avons ajusté notre offre en tenant compte des objectifs originaux : exalter ceux qui font bien, qui réussissent et qui font honneur à l’Afrique, donner l’occasion aux entreprises de rencontrer des investisseurs, et décerner des awards (Etoiles) au cours d’une soirée de gala dans une grande salle parisienne. Nous utiliserons des supports de masse et de one to one grâce aux TIC.

Comment va le fondateur de la bourse du livre?
Il n’arrête pas de feuilleter les pages du livre et va bien, merci.

D’autres évènements ou projets en vue au Cameroun?
Je n’arrive pas à mener plusieurs projets concomitamment. Le seul événement qui m’occupe, c’est celui dont vous venez de me donner l’occasion de parler. L’Afrique regorge de talents et il faut les exposer sinon personne ne le fera à notre place. Les jeunes de la diaspora et du continent ont besoin de repères, il faut leur présenter ceux qui valorisent l’Afrique par leurs talents.

Concept qui sera désormais continental.


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