CultureCulture › Arts visuels

Cameroun: Exit la 14ème édition des Ecrans Noirs

La soirée de clôture a eu lieu au palais des Congrès, suivie d’une soirée d’aurevoir au palais des Sports de Yaoundé

Un ivoirien couronné du prix d’honneur jury
Pour la dernière soirée du plus grand évènement cinématographique du moment au Cameroun, le gouvernement était représenté par Laurent Etoundi Ngoa, le ministre en charge des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat. Il représentait le gouvernement. La soirée de clôture était aussi celle de la remise des récompenses. Le prix spécial du jury est revenu à l’Ivoirien Roger Ngn’on Mbala. Pour l’ensemble de son uvre et pour que nul n’ignore son apport au cinéma en Afrique a déclaré Bassek Ba Kohbio, le délégué général du festival. Grand prix 1992 du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou au Burkina Faso et réalisateur de la production à succès «Au nom du christ» en 1993, le réalisateur ivoirien n’a pas sorti de film depuis 2002. Mais, il continue de défendre le cinéma d’Afrique partout dans le mode. Aujourd’hui, on ne peut pas demander à un cinéaste de s’adresser à une banque pour produire un film. Il n’y a pas de marché avait-il déclaré en parlant des productions en afrique. Pour la circonstance, le cinéaste ivoirien était présent au Cameroun et a reçu son prix des mains du representant de l’opérateur Orange Cameroun, le sponsor officiel de l’évènement.

Trois camerounais primés
Le deuxième prix de la soirée celui du meilleur scénario est revenu au Camerounais Serge Narcisse Ndougueu, pour son uvre «Le trône de Tchousseu». Les autres prix remis ont été celui du court métrage remporté le Camerounais Lionel Meta, grâce à sa production «La métaphore du manioc». Une fiction de 15 minutes tournée au Cameroun et qui met en scène un jeune taximan séduit par une cliente mélancolique qu’il conduit à l’aéroport. Le réalisateur camerounais Jean Pierre Bekolo qui présidait le jury a tenu à préciser que des améliorations devraient être faites. De nombreuses personnes confondent les genres de production et il faudra améliorer pour les prochaines éditions, a-t-il rappelé. Un rappel aussi fait dans le cadre du prix du meilleur documentaire. Le prix de cette année a été remporté par une production de Frédérique Burguin, «C’est mieux là-bas». D’une durée de 52 minutes, le documentaire place au centre du débat le problème de l’immigration et son utilité, mais surtout son concept fondamental. Le prix a été sponsorisé par la chaine TV5 qui a promis revenir l’an prochain. Le prix de la meilleure première uvre sponsorisé par la chaine Canal France Internationale (CFI) a été remis au Camerounais Samuel Tchop pour son uvre «Combat de veuves», traduction du titre original «Widows at war». En remettant le prix l’ambassadeur de France Bruno Gaine qui représentait CFI a promis un achat non exclusif des droits de diffusion de la production.

Samuel Tchop, le vainqueur du prix première oeuvre

Journalducameroun.com)/n

Le Burkina Faso et le Nigéria s’arrachent le Lion d’or
Le dernier prix, le prix du Lion d’or sponsorisé par le président de la République a été remis par le ministre Laurent Etoundi Ngoa. Un prix qui a réservé une grosse surprise, car il a été remporté ex aequo par deux productions. «Une femme pas comme les autres» du Burkinabè Abdoulaye Dao et «The Eternal» du Nigérian Chike Ibekwe. Seuls deux des principaux acteurs de la production Burkinabè étaient présents, le nigérian ayant quitté le Cameroun en raison d’un calendrier très chargé. Dans le cadre du diner quotidien offert aux festivaliers dans un restaurant de Yaoundé, il confiait à www.journalducameroun, Je suis confiant, mais je sais que la compétition sera dure, car mon film est sous-titré en français. Pour Georgette Pare, «La femme pas comme les autres» du burkinabè Dao, c’était tout simplement la joie. Une joie partagée avec le consul du Burkina Faso à Yaoundé. De venir comme ça et remporter le prix du président de la République, je remercie le président, monsieur Bassek et tous les Camerounais qui nous ont bien accueilli, a-t-elle affirmé débordante de joie. Cette année, le festival a notamment rendu hommage au comédien d’origine burkinabè Sotigui Kouyaté décédé en avril dernier.

Georgette Pare et son co-acteur Roger dans le film vainqueur du Lion d’or

Journalducameroun.com)/n

À LA UNE
Retour en haut