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Cameroun: extrémisme religieux, on en reparle

Des populations de l'Extrême-Nord discutant au sujet de l'extrémisme violent (c) Droits réservés

Un séminaire visant à sensibiliser 300 imams et prédicatrices sur le sujet se tient à Yaoundé jusqu’au 27 juillet.

Des attentats à la bombe, attentats-kamikazes. On ne les compte plus dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Attaques à l’origine de plusieurs morts qui persistent du fait de la radicalisation des jeunes. Ils sont nombreux à embrasser l’extrémisme violent.

Dans du rapport du Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) de 2017, intitulé «Sur les chemins de l’extrémisme violent», entre 2011 et début 2016, on estime à 33 300 le nombre de personnes ayant perdu la vie à cause de l’extrémisme violent en Afrique. Des violences qui affectent principalement les jeunes et les femmes «selon des chiffres, les femmes sont touchées de manière disproportionnées par les conflits», a déploré la représentante de l’entité des Nations Unies consacrée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes (Onu femmes) au séminaire de renforcement des capacités de 300 imams et prédicatrices sur la paix et la lutte contre l’extrémisme religieux, qui se tient du 25 au 27 juillet à Yaoundé.

Les principales causes de l’extrémisme, selon le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), sont la pauvreté ambiante, l’extrémisme religieux, le manque de confiance aux autorités administratives…

Les guides religieux ont donc été choisis à dessein pour cette formation. Selon l’étude du Pnud, «les idées religieuses, [sont ] citées comme incitation première au ralliement. En réponse à une question à choix multiples concernant les raisons de leur ralliement à des groupes extrémistes, la majeure partie des enquêtés volontaires (40 %) ont invoqué les « idées religieuses », et 13 % ont indiqué « avoir fait confiance à un chef religieux».

Une tendance que le Conseil des imams et dignitaires musulmans du Cameroun (Cidimuc) veut inverser «des jeunes sont endoctrinés aux fins d’aller combattre les idéaux de paix, cher au pays. Notre pays traverse une période extrêmement difficile qui demande à tous les citoyens de contribuer. Nous devons déconstruire l’idéologie à la base de ces conflits et reconstruire une autre idéologie qu’on met en face», indique Moussa Oumarou, coordonnateur général du Cidimuc, organisateur de l’évènement.

Dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme, 30 imams vont aller au Caire en Egypte afin de suivre une formation sur une semaine le 18 août. Il s’agit de la troisième vague qui participe à ces séminaires organisés en partenariat avec le gouvernement égyptien.

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