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Cameroun: faut-il suivre l’exemple du ministre Fame Ndongo?

Par Abdelaziz Mounde

Le ministre de l’Enseignement supérieur, autre spécialiste du tam-tam – comme son homonyme – dont il a fait un pivot de ses cours de communication africaine, maîtrise aussi bien ses Humanités greco-latines qu’il a souvenance, pour reprendre une de ses expressions fétiches, de ses cours de catéchisme.

Très tôt, en effet, il a appris comme Lydia Mangweloune, la première baptisée Bamoun en 1902, le voyageur de Deido, Ntone, qui accompagna les pas de Joseph Merrick, introducteur du christianisme au Cameroun en 1945 et les premiers élèves des pères pallotins de Marienberg, que Dieu est partout. Près de vous, au-dessus de vous et sur votre canapé.

Connu comme étant un bon élève, Jacques Fame Ndongo est l’un des théologiens du culte national en expansion au Zamba en miniature, le Créateur par décret. Celui qui a fait, selon ce dogme, à la fois Marafa, Mebara, Abah Abah, Esso, Amadou Ali, Atanga Nji, lui-même et tous ceux qui, un jour, ont eu le privilège d’entendre leurs noms lus sur les antennes de la radio à 17 h ou à un moment plus anecdotique. Le frère en haut !

Au diable donc, les exhortations d’Aujoulat sur l’unicité de Dieu et ses uvres, outre la cooptation de ses jeunes poulains, empreintes de christianisme social, dont la Fondation Ad Lucem. Il y’a plus sûr, concret et vrai. De président-roi de droit divin, il est devenu sous nos Cieux, sur Sié, la terre de nos ancêtres, pas un demi au sens des jumeaux Épée et Koum et de Koffi Olomide, mais un dieu plein régime.

Un jour, en jonglant avec la théologie de la prédestination du Berbère, l’Africain Saint-Augustin, il faudra bien penser à canoniser ces amateurs de béatitude, d’un magnificat nouveau, d’une dévotion de janseniste. Et pour ceux qui font encore commerce des Indulgences sous cape, fuyant le regard critique de Luther, pardonnons à ceux qui ne voudront pas changer infâme pour Saint Fame… .


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