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Cameroun: FGH-SA et Clean Oil, deux sociétés fermées par Yves Michel Fotso

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Dans une lettre adressée à ses collaborateurs, il explique les raisons de cette décision

Condamné à 25 ans de prison pour détournement de deniers publics, dans le cadre de l’acquisition foireuse d’un aéronef pour les déplacements du chef de l’Etat, l’homme d’affaires camerounais Yves Michel Fotso, également ancien directeur général de Cameroon Airlines (Camair), vient de décider de la fermeture de deux de ses entreprises avec un plan social touchant des milliers de personnes. Les entreprises visées sont FGH-SA et Clean Oil, la deuxième entité citée générant à elle seule 2000 emplois directs et 5000 emplois indirects. Dans une lettre à ses désormais anciens collaborateurs, dont APA a pu obtenir copie, il justifie cette mesure par la décision des  »autorités judiciaires camerounaises » qui  »ont décidé de couler » des sociétés dans lesquelles il détient des intérêts à travers le blocage illégal des comptes. Evoquant ce qu’il considère comme  »un acharnement » contre sa personne, M. Fotso souligne qu’il souhaite ne plus voir aucun de ses collaborateurs injustement entraîné dans son propre chemin de croix.

 »Dans les prochains jours, vous recevrez donc vos lettres individuelles de licenciement, avec le calcul de vos droits. Toutefois, du fait du blocage des comptes de vos employeurs respectifs, vos soldes de tout compte ne pourront pas vous être versés au moment de votre départ ; cela ne sera possible que le jour où la justice, redevenant enfin juste, lèvera le blocage des fonds issus du fruit de votre travail. », écrit-il à ses employés. La sortie de Yves Michel Fotso intervient alors que la plupart des sociétés du milliardaire semblent dans une voie descendante.

En fin de semaine dernière en effet, Capital Financial Holding Luxembourg (CFHL), société de droit luxembourgeoise, Fotso Group Holdings Ltd, société de droit chypriote et Dawney Holdings Ltd, société des Iles Vierges britanniques, actionnaires à hauteur de 53,71% de la Commercial Bank of Cameroon (CBC) dont il est sociétaire, ont brandi la menace de traîner l’Etat camerounais  »devant un tribunal constitué sous l’égide de la Banque mondiale ». Se plaignant notamment de  »la brutalité des agissements de l’administrateur provisoire et du ministre des Finances », ils affirment que ces incidents ainsi que la prétendue mise sous séquestre de la banque  »constituent clairement une nouvelle étape dans la tentative d’expropriation des actionnaires historiques de la CBC ».

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