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Cameroun : Fish&Co, un nouveau producteur de poissons sur le marché

Un accord a été signé entre cette société du milliardaire Albert Kouinche et l’API, lui permettant de bénéficier dans le cadre de son projet, de certaines exonérations fiscalo-douanières sur une période allant de 5 à 10 ans.

L’Agence de Promotion des investissements (API) et Fish&Co sont liés. Il est question, d’une convention relative à un projet de production de poissons et d’alevins, d’élevage de crevettes marines et d’eau douce, puis de construction d’une usine de production d’aliments de poissons.

À la faveur de cette convention, Fish&Co va bénéficier dans le cadre de son projet, de certaines exonérations fiscalo-douanières sur une période allant de 5 à 10 ans, ainsi que le prévoit la loi de 2013 (révisée en 2017) portant incitations à l’investissement privé au Cameroun.

Dans le détail, le projet porté par Fish&Co va se déployer sur trois sites. À Dibamba, dans la région du Littoral, il est prévu la production de 5 millions d’alevins par an, la construction d’une usine d’aliments de poissons d’une capacité de 12 000 tonnes, ainsi que la production annuelle de 5 000 tonnes de poissons de type tilapia.

À Kribi, la cité balnéaire du sud du pays, Fish&Co entend élever des crevettes marines et d’eau douce, de manière à obtenir une production annuelle de 100 tonnes. Sur la retenue du barrage de Lom Pangar, dans la région de l’Est, l’entreprise ambitionne de déployer un dispositif de collecte de la production de poissons, en partenariat avec les pêcheurs artisanaux.

Pour le lancement, la construction et l’installation de l’usine de Dibamba (plus de 6 milliards de Frs) avec le partenaires brésiliens et américains qui devrait intervenir dans un avenir pas très lointain va permettre de mettre les produits sur le marché au premier semestre 2023.

 Le Directeur de l’API a tenu à rappeler que ce projet est le fruit du Cameroon Investment Forum en 2019 dont le thème portait sur l’industrialisation à travers l’import-substitution. « A l’issu de ce forum, il y a eu ce regain d’intérêt de la part des investisseurs pour le développement de ce secteur. Nous avons commencé à travailler ensemble pour un aboutissement heureux ce jour », a indiqué Marthe Angéline Mindja.

Cet accord arrive au moment où, selon le Minepia, la demande en produits halieutiques dans notre pays tourne autour de 500 000 tonnes, « et nous ne produisons qu’environ 300 000 tonnes ».

«Pour le moment, le gap est comblé par les importations, qui font sortir du pays des devises pour environ 100 milliards de FCFA par an. Il est question, à travers des projets comme ceux-ci, de domestiquer ces 100 milliards de FCFA», a indiqué Divine Ngala Tombuh, sous-directeur de l’aquaculture au ministère de l’Élevage.


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