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Cameroun: Forum international de l’électricité, le menu est connu

Le Directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), maître d’ouvrage de la 2ème édition de cet événement, était face à la presse à douala

Objectifs
Avant de dérouler le menu de cette 2ème édition, Le Directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), Jean Pierre Kedi est longuement revenu sur les objectifs du Forum, qui a une périodicité annuelle, et qui va se dérouler du 06 au 10 novembre 2012 à l’hôtel Sawa. Il s’agit de promouvoir la coopération énergétique dans la sous-région Afrique Centrale, promouvoir le développement du secteur de l’électricité au Cameroun et dans le reste des pays de la sous-région, favoriser l’accès du plus grand nombre de consommateurs de la sous-région aux services et produits du secteur de l’électricité, ouvrir les marchés de la sous-région aux innovations technologiques des secteurs de l’électricité à travers les échanges d’expériences et les partenariats techniques et favoriser les relations d’affaires et les investissements dans ce secteur en Afrique Centrale, a situé le Directeur général de l’ARSEL. Le Forum international de l’électricité (Finelec) est un colloque qui réunit plusieurs acteurs institutionnels, entreprises, experts nationaux et étrangers pour une réflexion sur les solutions innovantes et les problématiques liées au secteur de l’électricité. Le Finelec vise à se présenter, à terme, comme une plateforme de concertation et d’échanges entre les différents acteurs du secteur de l’électricité au Cameroun et de la sous-région Afrique centrale. Il vise à cet effet, la promotion et le développement d’un marché de l’emploi dans les métiers du secteur, l’émergence de nouveaux opérateurs, le développement de sources d’énergies renouvelables, l’identification des réformes nécessaires, les mutations technologiques. Mais également, la densification des mesures environnementales, le financement du secteur, le renforcement des capacités des acteurs. Ainsi que, la mise en place d’un marché sous-régional de l’électricité et la coopération accrue entre les acteurs du secteur de la sous région.

Salon Invest’Elec
Initié par l’Arsel, qui en assure la promotion, le forum sera à sa deuxième édition. Après une première édition jugée comme un succès et organisée l’année dernière au palais des Congrès de Yaoundé du 29 mars au 1er Avril 2011. Cette dernière aura connu la participation de près de 300 entreprises et organismes du secteur de l’électricité venant des quatre coins du monde. Cette 2ème édition du mois de novembre, sera couplée au premier salon Invest’Elec. Les deux événements ont pour thème, Contribution du secteur privé au meilleur accès à l’électricité. Il s’agit, à travers ce double événement, de regrouper, durant cinq jours, l’ensemble des acteurs du secteur de l’électricité du Cameroun et d’autres pays du monde autour d’un colloque, des ateliers-débats, d’un salon d’exposition, des guichets partenariaux et d’un carrefour métiers dans le but de susciter un vrai dialogue public privé susceptible d’accroître le volume d’investissements dans le secteur de l’électricité au Cameroun et dans la sous région Afrique Centrale, explique Jean Pierre Kedi. Mis sur place par l’Arsel avec l’appui de l’Union Européenne, Invest’Elec a pour principal but la promotion des investissements privés dans le sous-secteur de l’électrification rurale au Cameroun. On estime que le secteur de l’électrification au Cameroun nécessite la somme 5 853 milliards de francs CFA, dont 653 milliards de francs CFA pour le seul sous-secteur de l’électrification rurale. Ce projet, qui vise dans un délai de 36 mois à renforcer les capacités des entreprises camerounaises en vue d’en faire des opérateurs des services électriques en zone rurale, s’exécute dans un contexte particulier, marqué par le début du septennat des grandes réalisations, la promulgation de la nouvelle loi régissant le secteur de l’électricité et l’option de mutation du secteur rural via le passage à l’agriculture de seconde génération. L’Union Européenne y participe à hauteur de 74% du financement du coût total du projet « Invest’Elec», soit environ 600 millions de francs CFA.

Le secteur de l’électricité sera au centre des reflexions de la 2ème édition du Forum international de l’électricité à Douala
JDC)/n

Faiblesse des investissements
Avec un potentiel énergétique estimé à plus de 57,7 % du potentiel de production, la sous-région Afrique Centrale est le pool de production le plus important des cinq que compte le continent africain. Cependant, la faiblesse des investissements dans ce secteur en général et le déficit criard des investissements dans celui des énergies renouvelables (solaires, éoliens, forestiers), l’écart important entre l’offre de l’énergie qui est de 10 537 Méga watts (Mw) et la demande prévisionnelle qui s’élève à 13 052 Giga watts (Gwh), la difficulté d’accès des consommateurs aux équipements et services énergétiques, l’absence de plate-forme d’échanges d’expériences et de concertation dans la sous-région Cemac, le retard technologique des pays de l’Afrique Centrale et le déficit de financements pour le développement de ce secteur dans les pays de cette sous région, constituent autant de défis à relever. Le développement du secteur de l’électricité en Afrique apparaît aujourd’hui comme un impératif majeur au regard de l’image peu reluisante que présente encore ce continent sur les questions liées à l’accès équitable à l’électricité. L’énergie électrique est devenue un facteur qui, au même titre que l’eau, est crucial pour l’amélioration des conditions des vies humaines, au point d’être érigée en objectif du millénaire pour le développement (Omd). C’est ainsi que l’ARSEL du Cameroun a été mise en place à la suite de la réforme dudit secteur entamée en 1998, entend fédérer toutes les intelligences et les savoir-faire autour d’un bilan du secteur Africain de l’électricité, au terme de la première décennie du 21ème siècle, en organisant le Finelec comme une des multiples actions pour donner corps à l’engagement de Paul Biya, à tripler la capacité disponible d’électricité du Cameroun à l’horizon 2020.



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