Culture › Musique

Cameroun: Franklin Alaba Mokala fait son apéro

Le jeune musicien chante ce samedi 12 mars sur la terrasse du CCF de Douala

Qui est Franklin Aleba Mokala?
Franklin Alaba Mokala est un fils d’Afrique, du Cameroun en particulier. Je sui originaire de la région du Centre Cameroun et précisément de Ndikiniméki dans le Mbam et Inoubou. Jeune musicien et entre guillemets nouveau venu sur la scène.

Racontez nous brièvement votre parcours musical
Ma carrière musicale débute à Yaoundé en 1998 avec la chorale du lycée général Leclerc. Généralement dans ce métier on sait quand on rentre mais on ne sait pas ce qui va suivre et parfois on n’arrive plus à dire avec exactitude ce qui s’est passé. Toujours est-il que plein de choses se sont passées jusqu’à ce jour.

Que représente pour vous votre concert de ce samedi?
C’est déjà une scène comme les autres. Parce que pour moi quelque soit la scène je m’investis toujours à fond. Et d’un autre angle, celui du public je me dis que c’est un concert découverte, puisqu’il y a beaucoup de personnes qui ne connaissent pas Franklin Aleba Mokala. C’est l’occasion pour eux de venir découvrir ce que je fais comme musique.

Et comment définissez-vous votre style musical?
Comme je le disais tantôt je suis Banen de la région centre, donc ce sont les rythmes traditionnels de chez moi que j’essaie de combiner avec d’autres instruments. C’est une sorte de métissage entre les musiques traditionnelles de chez nous et les rythmes colorés d’ailleurs.

Comment à votre niveau vous expliquez le désintérêt des jeunes face à la musique traditionnelle?
C’est simple ! Je ne vais pas jeter les pierres, mais nous artistes avons passé le temps à « faire comme », au lieu d’être nous même et de promouvoir nos cultures. Les jeunes n’attendent que ça. C’est à nous artistes de faire en sorte que les jeunes s’intéressent à nos musiques, en étant nous même.

Avez-vous un message pour les lecteurs?
Il n’y a pas plus motivant que de savoir que la jeunesse camerounaise doit d’abord valoriser elle-même sa culture. On perd souvent le temps devant la télévision à regarder les autres musiciens d’ailleurs faire leur musique, mais nous devons savoir qu’on ne peut pas faire du RnB plus que les américains. Je me dis que nous devons aller au rendez-vous du donner et du recevoir avec nos propres armes. J’invite les jeunes camerounais à venir voir un jeune comme eux mais qui fait de la musique traditionnelle, de manière moderne en même temps, pour pas qu’ils soient en total déphasage. Sur scène je serais avec trois musiciens, un percussionniste, un batteur, une guitare basse et moi-même à la guitare.

Franklin Aleba Mokala en concert ce samedi 12 mars à Douala
Journalducameroun.com)/n
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