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Cameroun-grève des enseignants : le maire de Beka acculé de signer l’acte de décès de Hamidou

Les enseignants du Lycée de Beka reclament la signature de l’acte de décès de Hamidou
Mouvement de grève des collègues de Hamidou

Les collègues du regretté enseignant d’EPS décédé en pleine grève du mouvement OTS demandent au maire de la localité de Beka de signer en urgence son acte de décès.

La solidarité du corps enseignant à l’endroit de leur collègue Hamidou ne s’éteint surtout pas après sa mort. Une douzaine de ses collègues vient de saisir le maire de la commune de Beka, située dans le département du Faro, région du Nord. Les soldats de la craie, compagnons de celui qui a servi pendant 10 ans sans salaire ni matricule, requièrent la signature urgente de son acte de décès. Car, « nous avons reçu l’information selon laquelle vous refuseriez ou vous abstiendrez de signer l’acte de décès de notre collègue décédé le 08 mars 2022 », expliquent-ils dans une correspondance adressée à l’autorité municipale.

La colère monte chez les seigneurs de la craie, si bien qu’ils ont pris la décision de prolonger l’arrêt de cours pour obliger l’officier d’état civil à faire son travail. « A cet effet, nous, enseignants du lycée de Beka, au-delà du mouvement « On a trop supporté (OTS)», continuerons de nous abstenir de toute activité pédagogique jusqu’à signature de cet acte de décès urgemment attendue par les ministères de tutelle », notamment le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative, le ministère des Finances, le ministère des Enseignements secondaires.

Selon ces enseignants, l’acte en question reste « bloqué » dans les services du maire, presque deux mois après le décès de Hamidou. Pourtant, cette pièce constitue « un élément central pour que le dossier de notre collègue aboutisse », font-ils remarquer. Il s’agit du dossier permettant à ses ayant-droit de pouvoir jouir du fruit de son labeur.

Feu Hamidou était enseignant d’éducation physique et sportive au lycée de Beka. Sans aucune prise en charge par  l’Etat du Cameroun, il a servi ce dernier pendant 10 ans. Sa mort est survenue dans la précarité et en pleine opération « Craie morte », lancé par le mouvement OTS dont il était l’un des piliers. C’est seulement après son décès que le gouvernement a délivré son acte d’intégration. Aujourd’hui, même si son dossier aboutit, son travail ne pourrait bénéficier qu’à famille.


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