Economie › Inflation

Cameroun-hausse des prix : le gouvernement tourne en rond

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Face à la presse, le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana explique les mesures prises par le gouvernement.

Le ministre du Commerce, Luc  Magloire Mbarga Atangana a signé deux arrêtés le 14 avril 2022 dont la teneur est déjà contenue dans une loi datant de 2015.

L’envol des prix des produits de grande  consommation et de première nécessité sur le marché camerounais a atteint la cote d’alerte depuis quelques semaines. Le gouvernement indexé pour son inertie et son inefficacité à faire face à ce phénomène qui prend de l’ampleur, est intervenu pour fournir des explications. Au cours d’une conférence de presse, le ministre du Commerce a justifié la situation par les effets néfastes de la pandémie à coronavirus et surtout par la guerre en Ukraine.

Cependant, sur le marché, s’il est vrai que le difficile accès à certains produits est lié à ces deux raisons, la hausse des prix d’autres produits découle de la mauvaise foi des vendeurs. Les consommateurs se plaignent et en l’absence d’un dispositif contraignant pouvant les tirer d’affaire, ils se soumettent contre leur volonté.

C’est dans ce contexte que le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana signe deux arrêtés. Leur objectif est de vaincre la hausse illicite des prix des produits et services sur le marché.

Le premier arrêté oblige désormais les producteurs, les importateurs, et  les commerçants grossistes de huit produits, à déposer auprès du ministère du Commerce, le barème des prix desdites marchandises avant toute vente. Il s’agit  des pâtes alimentaires, de la sardine à huile, de la margarine, des alcools spiritueux, des détergents, des savons de ménage et des emballages, des câbles et fils électriques, ainsi que des peintures et carreaux.

Le second acte réglementaire rappelle aux acteurs que la fixation des prix de certains produits et services de grande consommation, 17 au total, se fait de concert entre les pouvoirs publics et les commerçants. Cette entente survient avant la mise ne vente de ces produits et services.

Cette obligation est contenue dans l’article 44 du 21 décembre 2015 régissant l’activité commerciale au Cameroun. Parmi les 17 produits, figurent en bonne place le riz, le poisson, le gaz domestique, le ciment, le pain, les huiles végétales raffinées, le fer à béton, les services portuaires, etc.

Cependant, à la lecture de la loi du 21 décembre 2015, ces mesures existent déjà depuis des années mais peinent à être mis en œuvre sur le terrain. L’on observe que les commerçants en particulier décident de façon unilatérale d’augmenter les prix lorsqu’ils veulent.

Parfois, ils commencent par créer une sorte de pénurie sur certains produits avant de brandir la hausse des prix. Dans le même temps, les autorités n’arrivent pas à être partout sur le terrain pour assurer le contrôle de la mise en œuvre de ces obligations légales et réglementaires. Les brigade de contrôle et de répression des fraudes sont ainsi interpellés pour plus d’efficacité sur le terrain.


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