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Cameroun : huit avocats poursuivent le soldat du BIR « Moja Moja » en justice

Huit avocats poursuivent Moja Moja
Moja Moja

L’homme en tenue, élément du corps d’élite de l’armée est accusé de tortures sur les personnes civiles dans la ville de Buea.

Les prochains jours risquent  de se compliquer pour le soldat du Bataillon d’intervention rapide (Bir) vulgairement appelé « Moja Moja ». Le nommé va bientôt répondre de ses actes devant la justice militaire. Selon notre confrère Camer.be, huit avocats ont porté plainte contre le soldat Ewome Eboko John pour torture, arrestation et séquestration, abus de fonction, etc.

De sources médiatiques, plusieurs témoignages sont contre le soldat. Depuis au moins 2020, Moja Moja arrêtent des personnes, les soumet à la torture dans le but, dit-il, d’obtenir des aveux de ces présumés séparatistes anglophones. Le dernier acte commis est l’arrestation en juin dernier, en complicité  avec sa bande, de nombreux jeunes. Ils les ont torturés et tourné la vidéo de cette scène que le chef de bande a publiée sur Facebook. L’une des victimes a perdu la vie quelques jours plus tard.

Il est poursuivi par huit avocats dont les personnes impliquées dans la crise anglophone dont Me Tamfu Garka Richard, Me Amungwa Tagny. Moja Moja ne prend pas au sérieux la menace qui plane sur lui après que les huit avocats ont saisi le tribunal militaire de Yaoundé. Pour lui, « c’est de la distraction. En plus d’être un soldat, je suis chef du village Bwassa Bwassa. Je lutte contre ceux qui veulent déstabiliser le pays. Les avocats qui portent plainte sont payés par les séparatistes. Je m’en fous de leurs états d’âmes. Pour le reste, allez voir ça avec mes supérieurs hiérarchiques », a-t-il répondu à l’appel téléphonique de Jade Cameroun.

Selon Camer.be, les autorités militaires ne le soutiennent pas. Elles assurent de laisser la procédure suivre son cours. Le tribunal militaire de Yaoundé pourra dans les prochains jours transférer le dossier au tribunal militaire de Buea dans le Sud-Ouest. Selon les plaignants, le mis en cause a violé le préambule de la constitution camerounaise, la déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme te des peuples. Il est sous le coup des articles 74, 140, 277 et 302 du Code pénal. Ils demandent que Moja Moja soit arrêté, jugé et qu’il réponde de ses actes.


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