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Cameroun : il y a un an, le chef de l’Etat décidait de faire libérer des leaders anglophones

Arrivée de Fontem Neba et ses compagnons à Buea le 1er septembre 2017. (c) Droits réservés

Le président Paul Biya a signé, le 30 août 2017, un décret demandant à la justice d’abandonner les poursuites contre Agbor Balla, Fontem Neba et certains autres détenus arrêtés à cause de la crise anglophone.

Cela fait un an que le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a pris une mesure pour que les poursuites engagées contre des frondeurs anglophones soient abandonnées. L’avocat Nkongho Agbor Balla, l’enseignant d’université Fontem Neba et une quarantaine d’autres manifestants ont recouvré la liberté à la suite de cet acte.

Nkongho Agbor Balla et Fontem Neba sont les piliers du mouvement d’humeur qui a conduit à un embrasement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à la fin de l’année 2016. Ils étaient alors respectivement président et secrétaire général du Consortium de la société civile anglophone. Mouvement rassemblant  avocats, enseignants et  transporteurs, par lequel ils ont initié une série de villes mortes dans les régions anglophones.  Les autres sont des manifestants qui avaient été présentés comme des casseurs par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

Ils ont été arrêtés au plus fort de la crise anglophone entre novembre 2016 et janvier 2017, et libérés le 31 août 2017 à l’issue d’une audience organisée en moins de 24 heures après la publication du décret de Paul Biya.

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Tout ne s’est pas achevé-là pour les bénéficiaires de l’acte présidentiel. Selon des membres du gouvernement camerounais, certains d’entre eux ont été retrouvés sur des scènes de violence attribuées aux forces séparatistes. D’autres, par contre, ont repris le cours de leur vie et ont disparu de la scène médiatique.

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Agbor Balla, pour sa part, s’est reconverti en activiste des droits de l’Homme. Après avoir été accueilli en héros à Buea, à sa sortie de prison, celui-ci a été chassé du Consortium. Plus tard, il a fondé le Centre pour les droits de l’Homme et la démocratie en Afrique (Chrda), l’organisation à travers laquelle il offre de l’assistance humanitaire aux victimes de la crise socio-politique qui continue de paralyser le Sud-Ouest et le Nord-Ouest.


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