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Au Cameroun, la loi anti-terroriste utilisée pour sanctionner les dérives des journalistes

Des voix s’élèvent une nouvelle fois au sein du Syndicat national des journalistes pour dénoncer l’arrestation  des professionnel de ce corps de métier.

L’arrestation de la journaliste Mimi Mefo hier mercredi, 07 novembre, remet la question de la liberté d’expression à l’ordre du jour. Celle-ci a été transféreé à la prison centrale de Yaoundé au motif d’actes relevant de la compétence du Tribunal militaire, la « propagation de fausses nouvelles » et « l’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Son crime : avoir annoncé sur les réseaux sociaux que les militaires camerounais sont à l’origine de la mort d’un missionnaire américain.

La Loi du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme sur la base de laquelle cette journaliste pourrait être jugée à partir de lundi prochain a déjà été utilisée dans le cadre de procès contre des journalistes. Notamment pour ce qui concerne des cas de fausses nouvelles, apologie du terrorisme et non-dénonciation des actes de terrorisme.

Ce texte de loi a été l’objet de vives critiques de la société civile et des partis politiques de l’opposition. Ils y voyaient une porte ouverte à toutes sortes d’abus dans la mesure où les textes n’étaient pas suffisamment précis. Les critiques portaient, de manière générale, sur la restriction des libertés individuelles.

Au Cameroun, plusieurs journalistes sont déjà tombés sous le coup de la loi anti-terroriste. Ce sont, entre autres, Baba Wame, Rodrigue Tongue et Félix Ebole, Ahmed Ahmed Abba, Mancho Bibixy et Awah Thomas Junior.  Les deux derniers ayant écopé de plus de dix ans de prison pour des faits d’apologie du terrorisme, propagation de fausses nouvelles par voie électronique, entre autres.

 

 

 

 

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