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Cameroun : indignation des chefs traditionnels après l’assassinat en captivité de l’un d’eux

Photo d'illustration. (c) Droits réservés

Dans une lettre publiée jeudi, l’ensemble des chefs traditionnels décrie l’assassinat, il y a deux semaines, du chef de Lysoka, dans la région du Sud-Ouest.

Les autorités traditionelles du Cameroun manifestent leur courroux après le meurtre du chef Mbanda qui se trouvait otage de présumés sécessionnistes au moment des faits. Sa dépouille avait été retrouvée non loin de sa chefferie, mais celui-ci aurait été tué dans une brousse avant d’être jeté sur les lieux où il a été finalement découvert.

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Dans une lettre rendue publique jeudi, les chefs de toutes les régions du pays ont condamné cet énième assassinat d’un membre de leur corps dans les régions frondeuses du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Les populations de ces deux régions anglophones ont suivi, en novembre 2016, un mouvement d’humeur pour dénoncer la marginalisation dont elles se sentent victimes  vis-à-vis des citoyens d’expression française. La manifestation a rapidement viré en des violences avec la radicalisation de plus en plus ancrée de séparatistes et aussi du gouvernement, qui refuse tout débat sur une éventuelle modification de la forme de l’Etat.

La situation s’est peu à peu muée en conflits entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et les différents groupes séparatistes présents dans les régions anglophones. La population civile est prise entre ces deux feux. Autorités traditionnelles, religieuses, et administratives, civils, continuent d’en faire les frais.

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