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Cameroun: Interview du Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

«Pour le recrutement des 25 000 jeunes, j’ai demandé 1000 postes à la communication pour combler les déficits»

Après avoir assisté à l’installation du chef de la station CRTV Adamaoua en compagnie du Directeur Général Hamadou Vamoulké le mardi 15 mars 2011, Issa Tchiroma a procédé à la visite des services déconcentrés de son département ministériel dans la région ainsi que tous les organes de presse : Agence régionale SOPECAM, CRTV Adamaoua, Radio Sawtu Linjiila, Radio Bonne nouvelle, Radio Annour et Radio Campus.

Quel est le bilan que vous faites de votre visite de travail de 48 heures dans l’Adamaoua?
Nous avons eu l’opportunité de visiter tous nos services. Avec beaucoup de bonheur, j’ai constaté que la CRTV ici à Ngaoundéré est équipée up to date. J’ai visité également tous nos autres services. Naturellement par ci par là, il y a des problèmes, les préoccupations des uns et des autres ont été portées à notre connaissance, mes collaborateurs et moi nous en avons pris bonne note. S’il faut dispenser des équipements, nous verrons dans quelle mesure nous le ferons. Il y a un besoin immense en personnels, même au niveau de la délégation régionale de la communication. A la faveur du recrutement de 25 000 jeunes fonctionnaires, je pense que, étant donné que je suis membre de la commission de supervision, je ferai en sorte qu’un bon quota soit alloué à la communication pour que les déficits qu’il y a dans les différents services soient comblés. Je voudrais également dire merci au lamido de Ngaoundéré qui nous accueilli, le gouverneur, moi-même et ma délégation. J’en étais très heureux, très flatté, le lamido a organisé une fantasia, vraiment, j’étais comblé. Vraiment merci à Sa Majesté le lamido de Ngaoundéré.

S’agissant du recrutement des 25 000 jeunes, quelles sont les mesures qui ont été prises pour éviter le parrainage des candidats ?
Le chef de l’Etat a donné des instructions précises, des instructions claires pour qu’il y ait équité dans le recrutement des 25 000 jeunes camerounais. Vous devez d’abord savoir deux choses. D’un, nous sommes un pays bilingue. De deux, nous avons dix régions. Dans chacune des dix régions, il y a une multiplicité de composantes ethniques et autres. Ce recrutement sera transparent, équitable, où les intérêts des uns et des autres seront pris en compte et préservés. Vous savez, il y a toujours des appréhensions et même des procès d’intention, mais au niveau de la commission de supervision comme du comité technique, le Premier Ministre, chef du gouvernement, a la responsabilité de faire en sorte qu’il y ait transparence, qu’il y ait équité dans le recrutement de ces 25 000 fonctionnaires. Donc, n’ayez pas de doute, tout se passera bien.

Combien votre département ministériel compte-t-il accueillir?
J’en ai demandé 1000 car le déficit est énorme. Nous avons formulé nos préoccupations au niveau de cette commission. Bien sûr, nous n’en n’aurons pas autant, parce qu’il y a l’éducation de base, les enseignements secondaires, l’université, la santé qui ont des besoins immenses et urgents. Vous savez, pendant vingt ans, l’Etat n’a pas été en mesure de recruter du simple fait de la crise économique terrible dans laquelle nous nous sommes retrouvés et pendant ce temps, il y a eu des fonctionnaires qui sont partis à la retraite et qui n’ont pas été remplacés. Mais il faut opérer une péréquation entre les besoins de l’Etat et la capacité du budget à absorber.

Monsieur le ministre de la communication, on constate que le chef de l’Etat multiplie les gestes vers la jeunesse, notamment avec la majoration de la prime à l’excellente telle qu’annoncée récemment par le Président de la République. En même temps, certains pensent que ce n’est qu’un coup de pied dans l’eau. Quel est votre avis?
Vous faites un procès d’intention au gouvernement et au chef de l’Etat. Il y a quelque temps, cela n’était pas possible en raison des difficultés économiques. S’il est une chose à laquelle le Président de la République tient le plus aujourd’hui, c’est la valorisation du savoir. Parce que comme vous le savez, il n’y a pas de développement sans le savoir et tout développement qui ne repose pas sur le savoir est un développement précaire. Le chef de l’Etat en prenant toutes ces mesures aujourd’hui, en mettant à la disposition des universités des primes pour encourager l’excellence, je vous assure que c’est en toute connaissance de cause et en toute bonne foi. Vous dites que c’est un coup de pied dans l’eau, loin s’en faut ! Il faut plutôt accepter cela, peut-être en demandant un peu plus et au prorata de la capacité du budget, je suis persuadé que le chef de l’Etat ira crescendo dans l’augmentation de cette prime d’excellence.

Pour finir, Monsieur le ministre, quel message portez-vous à l’endroit de la jeunesse en général et de nos lecteurs en particulier?
D’abord à l’endroit des étudiants, je dis une chose. C’est vous qui gouvernez virtuellement déjà le Cameroun, mais demain, vous serez les gouverneurs du Cameroun. C’est vous qui allez prendre la relève de l’administration et de la gestion de ce pays à tous les niveaux. Ce que je demande à l’étudiant aujourd’hui, c’est de focaliser son attention sur l’acquisition du savoir. Ce sera votre contribution dans la construction de cette nation. N’acceptez pas des divertissements qui viennent d’ailleurs. Vous savez, il y a des prophètes du malheur, les oiseaux de mauvais augure qui viennent vers vous pour vous distraire. Mais nos compatriotes de la diaspora, ils évoluent dans un environnement un peu au-dessus de ce que nous avons ici. Alors si vous écoutez leurs messages au lieu de concentrer votre attention dans l’acquisition du savoir pendant qu’ils sont en train de capitaliser, un moment viendra où il y aura des emplois pour lesquels vous n’êtes pas préparés, simplement parce qu’au lieu d’étudier, vous aurez écouté les divertissements, les déviances qui viennent de l’extérieur. Donc, ce que je demande à notre jeunesse, à vous qui êtes restés ici, par la magie d’Internet, vous avez la capacité d’être au même niveau que les autres. Vous qui allez gouverner le Cameroun, on a besoin de vous et le chef de l’Etat est en train de vous préparer votre héritage. Alors, ce que je vous demande aussi, c’est d’être les bâtisseurs de l’héritage que vous allez recevoir demain. Voilà donc ce que je peux aux étudiants. Maintenant quant à vos lecteurs, que tout ce que vous dites soit le reflet de ce que vous êtes, à savoir, le savoir, et qu’ils le lisent avec beaucoup d’attention.

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la communication ici à Ngaoundéré
Journalducameroun.com)/n

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