Culture › Livres

Cameroun: Jacques Bonjawo présente son nouveau livre, « Mes carnets de voyage 2000-2010 »

Il a accepté de nous expliquer le contenu de ce dernier ouvrage. Entretien.

Ce 15 septembre, il était face aux journalistes à Bali

Pouvez-vous revenir sur le contexte de l’écriture de votre nouveau livre?
C’est une série d’articles que j’ai rédigé pendant près de 10ans lors de mes voyages à travers le monde, particulièrement en Afrique. C’est donc une expérience que je relate, parce que lorsque je voyage, j’essaie d’aller sur le terrain, j’essaie de me fondre dans la foule, pour comprendre les mécanismes de développement ou de sous développement. Qu’est ce qui permet à un pays comme l’Inde par exemple de tirer son épingle du jeu. Et dans la mondialisation, qu’est ce qui fait qu’un pays comme le Sénégal, n’arrive pas vraiment à décoller malgré l’aide internationale qu’il reçoit. Donc, j’ai voulu relater cette expérience, faire quelques suggestions, quelques propositions pour aller dans le bon sens.

Le développement de l’Afrique reste primordial dans votre combat au quotidien, et fort de votre expérience vécue lors de vos voyages dans le monde, qu’est ce qui freine réellement le développement du continent à votre avis?
C’est incontestablement un manque de leadership. Il n’y a pas toujours un leader qui puisse définir les orientations. Ce qui fait aussi problème, c’est le fait qu’il n’y ait pas toujours l’environnement adéquat, pour pouvoir susciter chez les jeunes, les vocations qu’ils méritent. Et en dernière analyse, ce qui pose problème, c’est le fait que nous les africains en général, trouvons toujours les bonnes raisons pour être pessimistes. C’est donc un livre qui essaie à contre courant, d’être optimiste, mais pas un optimisme béat. Ce livre essaie d’expliquer pourquoi est ce qu’on a de bonnes raisons d’être optimistes.

Jacques Bonjawo
Farmers TV/ Olivier Jacques)/n

La problématique de la place de l’Afrique dans la mondialisation demeure une préoccupation permanente quand on parcoure vos différents ouvrages. A-t-on tort de pense que le continent n’arrive pas encore à occuper véritablement sa place dans ce train qui avance chaque jour?
Je ne sais pas si on peut généraliser, il y a quelques pays africains qui essaient de sortir la tête de l’eau, notamment les pays du Maghreb comme la Tunisie. Il y a les pays comme le Botswana, avec un rythme économique assez soutenu et où il n’y a pas pratiquement pas de corruption. Je pense que lorsqu’on choisit quelques pays africains, il y en a qui font des progrès dans le bon sens. Cependant, ces progrès restent insuffisants pour permettre un développement qu’on appelle aujourd’hui développement durable. J’estime pour ma part que pour aller rapidement dans le sens du développement, il faut utiliser les Tic à bon escient. Nous ne tirons pas tous les bénéfices que peuvent nous procurer les technologies de l’information et de la communication alors qu’on a des exemples dans le monde. L’Inde et la Chine mettent vraiment les Tic au service de leurs développements. La mondialisation peut permettre aux africains de trouver une place dans le monde

Un mot sur la télé médecine, votre nouveau cheval de bataille?
A Abong-bang, un patient qui s’y trouve qui n’a pas la possibilité de faire un électro – cardiogramme par exemple peut faire son examen à travers un outil de sorte qu’un docteur à Yaoundé, puisse établir un diagnostic. Nous avons pour le moment, trois centres dont un à Abong-bang, un centre d’opération à Yaoundé et un site toujours à Yaoundé. Nous comptons installer un site à Douala prochainement.

Livres de Jacques Bonjawo
Journalducameroun.com)/n
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