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Cameroun : la chloroquine continue d’être administrée contre le Covid-19

Le ministre Madeleine Tchuente, lors de la présentation du dispositif de production locale de la chloroquine à la presse (photo d'archives)

Malgré l’interdiction dans certains pays  de la chloroquine et de son dérivé l’hydroxychloroquine dans la prise en charge des patients de Covid-19, le Cameroun les maintient dans son protocole de soins.

Hôpital de Djoungolo à Yaoundé la capitale, des blocs d’hospitalisation sont aménagés pour les malades de Covid-19. Ici, la chloroquine et de son dérivé l’hydroxychloroquine sont les médicaments par excellence administrés aux malades.

« La chloroquine est bien efficace contre le Covid-19. Dans ma chambre c’est le traitement qui est administré à tous les patients. Au bout de 10 jours la plupart des gens recouvrent la guérison », témoigne une source à l’hôpital de Djoungolo sous le couvert de  l’anonymat.

Officiellement au Cameroun, 3326 personnes ont été guéries contre Covid-19 dans les centres de prise en charge agréés. Une thérapie à base chloroquine et de son dérivé l’hydroxychloroquine. D’ailleurs le chef de l’Etat a engagé le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) à produire la chloroquine.

Lors du Conseil de cabinet tenu le 28 mai dernier autour du Premier ministre, la question a été de nouveau évoquée. « le processus de  production  endogène  des  médicaments,  des tests de dépistage, des vaccins et autres équipements sanitaires dédiés  à  la  lutte  contre  le  COVID-19 est en voie de finalisation », peut-on lire dans le communiqué final.

Au Minresi, une source assure que les intrants pour la production de la chloroquine ont été presque été entièrement mobilisés. Précisant toutefois qu’il se pose pour l’instant un obstacle qui sera bientôt porté à l’attention du grand public.

Disqualification

Tout laisse penser que le Cameroun ne tient pas compte de la récente disqualification de ces médicaments dans la prise en charge des malades de Covid-19.  Une étude de la prestigieuse revue médicale The Lancet montre, selon ses auteurs, que la chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine ne bénéficient pas aux patients hospitalisés et augmentent même le risque de décès et d’arythmie cardiaque. The Lancet recommande de ne pas les prescrire en dehors des essais cliniques.

A la suite de cette publication, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu’elle suspend les essais cliniques qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays par précaution. La France a décidé le 27 mai  d’interdire l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

Dans beaucoup de pays africains, le fruit de l’étude de The Lancet a du mal à se faire accepter. L’Algérie, le Sénégal, le Tchad ont indiqué qu’ils continueront de lutter contre la pandémie via ces produits.


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