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Cameroun : la classe politique s’indigne contre l’assassinat de Martinez Zogo

Martinez Zogo Assassiné
Le corps sans vie a été retrouvé à Ebogo 2 par Soa, banlieue de Yaoundé

Les hommes politiques Cabral Libii, Akere Muna, Serges Espoir Matomba ou encore Jean de Dieu Momo condamnent l’assassinat du journaliste.

Des hommes politiques connus du public camerounais expriment leur colère suite à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.

Cabral Libii, président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale a appris dimanche « avec une grande sidération la nouvelle du lâche assassinat de l’animateur radio Martinez Zogo. À cet instant une immense colère et un dégoût indescriptible m’envahissent le corps et l’esprit. Dans un pays de droit et en plein jour, un homme de média est enlevé, torturé et froidement assassiné dans la plus abjecte indifférence et inadmissible veulerie des autorités et forces de sécurité publiques. Un niveau choquant sur l’échelle de la barbarie de ce régime vient d’être franchi », s’indigne l’opposant.

Tout comme lui, le président national du Parti uni pour la rénovation sociale exprime son indignation. Pour lui, cet assassinat est « inconcevable ». «Non, Non et Non intolérable ce qui est arrivé à Martinez Zogo (…) Dans un pays où chaque citoyen devrait se sentir en sécurité, la disparition de Martinez Zogo est inacceptable. Dans un territoire où la justice semble régner et où la sécurité n’est plus garantie, il s’avère urgent et vitale de mettre la vérité à nue concernant cette affaire. Beaucoup de courage aux familles, amis, collaborateurs et entourage proche (…) Ce crime ne doit pas rester impuni », condamne Serges Espoir Matomba.

Maître Akere Muna, candidat à la présidentielle de 2018 dit être « horrifié par l’enlèvement et assassinat du journaliste Martinez Zogo. L’intégrité dans notre pays a disparu. L’impunité est la règle. Cette terre perd son âme. La pratique de déshumanisation qui a commencé dans le NW(Nord-Ouest) et SW (Sud-Ouest) est maintenant un modus vivendi. Que Dieu nous aide », regrette l’avocat et homme politique.

Pour le ministre délégué auprès du ministre de la Justice c’est « Inacceptable (…). Nul n’a besoin de ça. Et c’est nous qu’on va accuser !!! On ne tue pas les journalistes ni personne parce qu’elle parle. Moi-même je serais passé de vie à trépas. Toute la lumière doit être faite », s’indigne Jean De Dieu Momo, le président des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec).


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