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Cameroun : La condition des réfugiés au centre d’un atelier à Douala

L’atelier est organisé par l’Association des réfugiés Sans Frontières.

Il s’est ouvert le mardi 27 octobre et a pour objectif global de réveiller la conscience collective sue l’existence d’une loi portant sur le statut des réfugiés au Cameroun, d’en ressortir les points importants et d’amener les uns et les autres à s’approprier ladite loi, celle N° 2005/006 du 27 juillet 2005 portant statut des réfugiés au Cameroun, et l’intégration des réfugiés et demandeurs d’asile dans notre pays. De façon spécifique, il est question de ressortir les forces et les faiblesses de la loi, mobiliser les différentes communautés de réfugiés autour de la loi, impliquer les médias, les professionnels du droit public et international, les représentants du Haut Commissariat des Réfugiés (HCR), les élus et les pouvoirs publics, et enfin peaufiner les stratégies pour la promulgation rapide des textes d’application de la loi.

Selon Daniel Moundzego, président de l’association des réfugiés sans frontières, l’heure est à l’urgence, d’autant plus que le constat est alarmant. L’adoption de la loi n’a pas amélioré la situation des réfugiés et demandeurs d’asile, vue qu’elle n’est pas appliquée. Conséquence, les plus de 93 700 réfugiés qui se trouvent au Cameroun restent ignorants de la loi.

Les problèmes des réfugiés au Cameroun
L’intégration des réfugiés reste difficile puisque les documents délivrés par le HCR ne sont pas pris en compte dans les administrations privées et publiques, les laissant ainsi à la merci des éléments des forces de l’ordre qui les harcèlent et les jettent en prison pour immigration clandestine ou irrégulière. De plus, l’accès à l’emploi leur est impossible parce que considérés comme tout étranger à qui il faut un contrat de travail et une autorisation expresse du ministère du travail, ainsi que le paiement d’une caution de 5 millions de FCFA au ministère des finances par le futur employeur. En plus de cela, le décret N° 2007/255 du 04 septembre 2007 portant application de la loi N° 97/012 du 10 janvier 1997 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers au Cameroun, apporte la confusion et rend difficile la délivrance de la carte de réfugié.

Tous ces problèmes ne contribuent qu’à exposer les réfugiés à des conditions de vie en deçà de la décence et accentuent les risques de sécurité absolue. Comme toutes les composantes de la société camerounaise, les réfugiés réclament à travers ce plaidoyer, le droit à l’information et à une attention particulière des autorités de la république, eu égard à leur extrême vulnérabilité.
L’atelier de l’ARSF est financé par le PASOC, le Programme d’Appui pour la Structuration de la Société Civile ; Il s’achève ce mercredi 28 octobre. Selon la convention de Genève de 1951, le terme « réfugié » s’applique à toute personne qui, craignant avec raison, d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social et de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays où elle avait sa résidence habituelle, à la suite de tels évènements, ne peut, ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner.

Siège de la croix rouge camerounaise, qui porte une aide aux réfugiés
journalducameroun.com)/n
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