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Cameroun: La Cour suprême rejette le recours de Marafa Hamidou Yaya

L’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a vu la requête introduite par ses conseils jugée irrecevable par la juridiction

Au cours de l’audience solennelle qui a eu lieu mardi 26 novembre, la plus haute juridiction de l’Etat a rejeté la requête des avocats de l’ex ministre d’Etat aux fins de mainlevée du mandat de détention provisoire. Il s’agissait d’une requête en vue d’une mainlevée du mandat de détention provisoire délivrée par le juge d’instruction Pascal Magnaguémabé le 16 avril 2012 dernier. Laquelle avait été déposée par maîtres Monthé et Abdoul Bagui. Pour ces derniers, la requête est motivée par le fait que le mandat de détention provisoire de l’ancien ministre d’Etat, n’avait pas été motivée par le juge d’instruction comme le stipule la loi. Selon Me Abdoul Bagui il s’agissait d’une illégalité de forme, avant de conclure que: «Ce dossier a fait l’objet d’une transaction devant le juge américain, un protocole d’accord a été signé par les parties tel que l’a laissé entendre un avocat de l’Etat du Cameroun lors d’une conférence de presse au Hilton, lequel a également avoué que l’Etat du Cameroun avait reçu de l’argent et même un avion de Gia».

Prenant la parole à sa suite, l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats Me Monthe a préalablement justifié le fondement et l’opportunité de leur requête, aux fins d’une mainlevée du mandat de détention provisoire, avant de préciser que l’affaire Marafa Hamidou Yaya n’était pas une affaire ordinaire. «Sommes-nous encore dans un procès ordinaire ? Si nous étions en Colombie en regardant les forces de l’ordre, on serait tenté de dire qu’on est entrain de juger Pablo Escobar. alors que notre client, Monsieur le ministre d’Etat n’a jamais été condamné, il n’a aucune milice, il n’a aucun lien avec des bandes armées ni des gangsters».

Quasiment en ces mêmes mots, l’avocat général a rejeté du revers de la main, les termes de la requête de l’ancien ministre d’Etat. Malgré les appels de l’ex ponte du régime pour une indulgence du tribunal, celui-ci a estimé qu’à la suite de la condamnation de l’accusé par le tribunal de grande instance du Mfoundi (TGI), le mandat d’incarcération émis par le juge d’instruction en date du 12 avril 2012 devient purement et simplement caduque d’où le caractère sans objet de la requête susmentionnée. Selon un des conseil de l’ex-ministre cette requête visait surtout à faciliter la libération de Marafa Hamidou Yaya, dans la perspective d’un nouveau procès.


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