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Cameroun: La direction des douanes évalue les 100 premiers jours du Gps

Mme Minette Libom Likeng a éffectué une visite de travail à Ngaoundéré du 19 au 22 novembre 2009

Tout avait l’air d’une visite sous fond de résolution de certains dossiers urgents, notamment les problèmes récurrents rencontrés depuis le lancement il y a quelques mois, du programme de sécurisation du trafic ferroviaire par géo localisation. Des problèmes qui viennent quelque peu ternir les efforts consentis par la douane camerounaise depuis la nomination de Mme Minette Libom Likeng au poste de directeur général de cette structure. En réalité, le projet de sécurisation du trafic ferroviaire par géo localisation a été mis en uvre alors que tous les acteurs, transporteurs, transitaires, sous-traitants et douaniers eux-mêmes n’avaient pas une parfaite maîtrise de l’outil en service. Il s’agit bel et bien du Global Positioning System (GPS), un appareil que l’on pose sur les camions pour qu’à chaque fois, les douaniers sachent que tel camion ayant tel chargement se trouve à tel moment à tel endroit précis après avoir quitté la gare.

La visite de la directrice générale des douanes dans l’Adamaoua qui a commencé ce vendredi 20 novembre 2009 par une audience dans les services du gouverneur de la Région, Enow Abram’s EGBE, s’est poursuivie avec une séance de travail avec les transporteurs et principaux opérateurs économiques de la plate forme ferroviaire de Ngaoundéré. En introduisant le débat avec ces derniers dans la salle polyvalente du centre de promotion de la femme et de la famille de Ngaoundéré, la patronne des douanes camerounaises s’est d’abord appesantie sur le GPS. Elle a commencé par rappeler que « la mise en place du GPS est une instruction de la hiérarchie. En effet, le 4 août dernier, c’est le ministre d’Etat en charge des transports, représentant du premier ministre chef du gouvernement qui a procédé au lancement du GPS à l’hôtel Hilton de Yaoundé ». Bien plus, « le chef de l’Etat dans le cadre de la circulaire de la préparation du budget 2010 a instruit la direction générale des douanes de tirer le meilleur profit du GPS », dixit Mme Libom Likeng. Loin d’être donc un objet supplémentaire de tracasserie pour les transporteurs, le GPS est un précieux outil de transit en terme de rapidité et de sécurité que tous les acteurs gagneraient à maîtriser pour en tirer le meilleur profit. 100 jours seulement après sa mise en service, on note déjà des avancées considérables. Par exemple, la durée maximale dans le transit des marchandises est passée de 30 voire 60 jours auparavant à 20 jours au maximum.

Mme Minette Libom Likeng, directrice des Douanes

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En plus de la non maîtrise actuelle de l’outil GPS par les différents acteurs de la chaîne de transport et de transit des marchandises dans le corridor conventionnel Douala-Ndjamena, il y a également le sempiternel problème d’insuffisante et parfois de pénurie de ces appareils sur la plate forme ferroviaire de Ngaoundéré. Sur le port sec de Ngaoundéré, il n y aurait au total que 150 appareils GPS alors que le besoin réel s’élèverait à 1 000. N’a-t-on pas par exemple récemment vu plus de 150 camions cloués à la gare ferroviaire de Ngaoundéré faute de GPS ? Entre marchandage et monnayage, le malheur des uns a fait le bonheur des autres. Une situation qui a souvent obligé les transporteurs tchadiens à se regrouper par 4 ou 5 pour un appareil GPS afin d’effectuer le voyage.
Selon la Directrice Générale des Douanes camerounaises, Mme Minette Libom Likeng, c’est une question de responsabilité et d’organisation, il faut que chacun joue son rôle. Cette interpellation concerne tous les acteurs, car les instructions sont claires, il faut tirer le maximum d’avantages de l’instauration du projet GPS. Avant de quitter Ngaoundéré, Mme la Directrice Générale des douanes s’est rendue à la frontière du Cameroun avec le Tchad ce samedi 21 octobre 2009 après la visite des sites de déploiement de Dang et de Bogdibo sur la route Ngaoundéré-Touboro-Tchad.


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