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Cameroun: la diversité s’affiche en couverture des journaux ce mercredi

Les journaux camerounais parus mercredi affichent de fortes divergences sur des sujets aussi bien politiques, sociaux qu’économiques

Après la 71-ème Assemblée générale des Nations Unies, les leaders africains sont retournés chez eux mais Paul Biya poursuit son séjour à l’étranger, dans un lieu gardé secret par sa communication.

Préférant s’en tenir à la prise de parole du chef de l’Etat à cette instance, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune évoque un homme «drapé de son manteau de leader expérimenté et écouté, pragmatique et efficace dans la gestion des affaires politiques», dont l’aura de sage «est d’autant plus recherchée que le Cameroun, pays on ne peut plus complexe de par ses composantes humaines et culturelles, demeure un havre de stabilité dans une région compulsivement agitée».

A New York, le chef de l’Etat a effectivement vanté l’hospitalité de son pays envers les réfugiés, confirme l’hebdomadaire Défis Actuels : il a présenté le prix fort que paye le Cameroun dans l’accueil des déplacés de guerre, soit quelque 300.000 personnes actuellement.

Le même Paul Biya, renchérit Emergence, vient de «tacler la France et l’Union européenne» en envoyant une lettre de félicitations à son homologue réélu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, alors que ses contempteurs sus évoqués continuent de douter de la crédibilité du scrutin.

«Paul Biya a adressé ses félicitations au président déclaré élu par la Cour constitutionnelle», poursuit l’hebdomadaire Signatures qui précise que «la tenue de l’élection présidentielle gabonaise a été entachée de suspicions».

Le président de la République, en interne, pourrait avoir bientôt à arbitrer ce que Mutations qualifie de «mémorandum qui secoue la région de l’Est» : dans cette partie du pays, 160 dignitaires traditionnels viennent d’écrire à Paul Biya pour lui réaffirmer leur soutien tout en soulevant certaines récriminations liées à l’enclavement de la zone, ainsi qu’à sa marginalisation.

Et, alors que selon l’hebdomadaire Génération affirme que «l’Est dit merci à Paul Biya», Mutations explique que l’initiative des gardiens de la tradition est mal appréciée par l’élite locale qui n’y a pas été associée, elle qui a souvent tendance à caresser le président de la République dans le sens du poil.

Les querelles, il y en a en ouverture de Défis Actuels entre le ministre de l’Energie, Basile Atangana Kouna, et le secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, que le premier cité a dû remettre à sa place alors qu’il «jugeait un peu trop sévèrement les options validées par le chef de l’Etat pour doper le potentiel énergétique du pays».

Des «querelles entre hautes personnalités», il y en a aussi au Fonds de développement des filières cacao-café (Fodecc), un établissement de microfinance qui, selon Le Quotidien de l’Economie, est pourtant «au bord de l’asphyxie».

Ces différends, précise la publication, retardent le processus de désignation d’un nouvel administrateur, plombant ainsi le fonctionnement de cette structure.

«Jusqu’à présent, les signes précurseurs d’un dénouement ne sont toujours pas perceptibles, et c’est le plan de relance de ces filières qui prend pour la seconde saison consécutive un sérieux coup dans sa mise en uvre.»

En couverture de Le Jour, c’est un vent de recouvrement forcé qui souffle avec ce titre : «Affaire Camtel : coupure du téléphone et de l’Internet dans les ministères depuis le 26 septembre», à travers une campagne de recouvrement qui a pour objectif de contraindre les clients insolvables à payer leurs dettes.

Cette mesure est «saluée par certains responsables» de l’administration publique au moment où, selon les responsables de la Cameroon Telecommunications, société d’Etat, le service public, «accumule jusqu’à ce jour une dette de 65 milliards FCFA».


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