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Cameroun: la prise en charge de la drépanocytose en débats

Un centre de prise en charge de la drépanocytose (c) Droits réservés

Ce 19 juin, se célèbre la 11ème édition de la journée mondiale de la drépanocytose. La célébration cette année porte sur la prise en charge des malades. 

Ils évoluent généralement dans l’anonymat du fait de leur mal. Les drépanocytaires souffrent généralement en silence et très souvent stigmatisés. D’après la Stratégie sectorielle de santé du Cameroun 2016-2027 environ 3,5 millions de personnes sont atteintes de cette maladie génétique inguérissable.

Elle est due à une anomalie de l’hémoglobine et se manifeste par des crises douloureuses pouvant affecter les pieds, les mains, le thorax, l’abdomen…Selon les chiffres officiels, près de 6000 (contre 4000 avant) enfants naissent drépanocytaires chaque année au Cameroun. Sur 200.000 drépanocytaires, la moitié meurt avant l’âge de 5 ans.

Au Cameroun, l’accompagnement et la prévention sont au centre des mesures. A l’instar du programme d’amélioration de prise en charge de la drépanocytose au Cameroun piloté par le Groupe d’étude de la drépanocytose du Cameroun (Gedrepacam) et le Centre pasteur du Cameroun. Toutefois, le coût de prise en charge médicale de la maladie est très élevé. D’après des chiffres de l’association Drepavie publiés en 2012, des familles de drépanocytaires au Cameroun déboursent, environ 1 600 000 Fcfa pour une crise (assez récurrente). En outre, les dépistages restent rares et coûtent chers.

Selon la Fondation Pierre Fabre, «chaque année, environ 300 000 enfants naissent avec une anomalie majeure de l’hémoglobine, dont plus de 200 000 nouveaux cas de drépanocytose circonscrits à l’Afrique sub-saharienne.

Le 26 mars dernier, le Groupe d’étude de la drépanocytose du Cameroun (Gedrepacam) avec 10 autres pays ont signé un plaidoyer «Initiative Drépanocytose Afrique» (Ida) lors d’une réunion de travail organisée par la Fondation Pierre Fabre à Paris.

Engagement qui vise entre autres la «Promotion de la lutte contre la drépanocytose et l’inscription de son financement à l’agenda mondial de la santé, l’intégration du dépistage et la prise en charge de la maladie à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, l’accès équitable aux médicaments essentiels de prévention et de prise en charge des complications, la formation des professionnels de santé au diagnostic, à la prise en charge médicale et à l’accompagnement psycho-social et la coordination nationale, panafricaine et internationale des politiques et des Plans stratégiques de lutte contre la drépanocytose».

Encore appelée «maladie des os», elle touche très majoritairement les pays d’Afrique sub-saharienne. Elle est placée au 4ème rang des priorités de santé publique de l’OMS, l’UNESCO et l’ONU derrière le cancer, le Vih et le paludisme.

 

La prévention de cette maladie reste le moyen le plus sûr pour résorber le mal. Notamment des examens prénuptiaux ou avant toute procréation (à l’aide de l’électrophorèse). Une fois que la maladie est là il est conseillé une bonne hygiène de vie et une prise en charge correcte pou prolonger la vie des drépanocytaires.

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