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Cameroun: La fiction « Cri de coeur » reçoit de bonnes critiques.

Le public a assisté à l’avant première le 17 Septembre au Centre culturel français de Yaoundé

Que vaudrait une jeune fille sans sa poitrine qui est le signe de sa féminité? Tel est le cri de c ur lancé le 17 septembre au centre culturel français de Yaoundé par Rabiatou Njoya, princesse des Bamouns, en préambule à la diffusion de la fiction intitulé Cri du coeur de Pierre Loti Simo dont elle est une des partenaires de part sa fondation Rabiatou Njoya . Destiné selon son producteur Gérard Désiré Nguele, à la sensibilisation des sociétés encore traditionalistes par la voie de l’image, « Cri du c ur » de Pierre Loti Simo est une fiction qui dépeint le phénomène de repassage des seins des jeunes filles. Elle se déroule à Foumban, ville camerounaise et est réalisée dans des dialogues de la langue locale avec un sous-titrage en français.

Combat pour changer les m urs
Cri de c ur c’est l’histoire de Rikiatou, une jeune fille précoce de 11 ans dont la poitrine attire déjà les regards des hommes. Pour sa famille, elle doit passer par le rite de repassage des seins pour éviter une sexualité précoce et des grossesses indésirées. Alors que sa mère et ses trois co-épouses préparent déjà la cérémonie, Adèle, une cousine qui vit en ville, arrive pour les vacances. Quand elle va dire bonjour à ses tantes, elle surprend la conversation. Adèle a subi la même chose dans son enfance, les conséquences pour elle ont été néfastes puisqu’elle a attrapé le cancer du sein et en porte physiquement et moralement les séquelles. Elle essaye alors de convaincre ses tantes d’abandonner l’idée de cette cérémonie en leur dévoilant son secret. Le film s’achève sur un soupir du père de Rikiatou chef de famille garant de cette tradition qui vit un dilemme. Un choix de fin selon le producteur à l’image de ce qu’on vit une société partagée entre les traditions et le modernisme.

Bon accueil du public
Bien que Pierre Loti Simo n’aille pas au bout de certaines scènes, cette séance inaugurale a suscité beaucoup de réaction de la part du public quelques fois conquis, comme c’est le cas pour Jean- Jacques Kingue qui explique, La phrase coup d’essai coup de maître s’applique très bien à ce contexte puisque ce film est un coup d’essai réussi. Bien qu’il y ait eu un blanc et des crissements à un moment. Selon Gérard Essomba, cinéaste, ce film permet de mettre à nu certaines pratiques. Il est très bien même s’il y a quelques petites faiblesses comme le nom du film, « Cri de c ur » que porte déjà un film d’Idrissa Ouédraogo un réalisateur burkinabé .

Il y a aussi eu des critiques.La cérémonie de repassage de sein est exagérée dans le film, ce n’est pas comme cela que ça se passe. Moi je l’ai vécu. Ma mère avait juste appliqué la pierre un petit instant à la chaleur du foyer elle ne l’avait pas posé sur de la braise. Ce n’est pas la chaleur de la pierre qui faisait mal comme on veut nous le montrer dans ce film mais plutôt le fait de masser la poitrine s’insurge Irène Sidonie Djaboun journaliste de la nouvelle expression.

D’après Gérard Désiré Nguele, Tropic House en partenariat avec l’organisation internationale de la francophonie et la fondation Rabiatou Njoya pense dans les jours à venir traduire le film dans les langues locales et organiser des caravanes qui vont se rendre dans les zones où ce fléau a une forte prédominance dans le but de sensibiliser les populations.


Journalducameroun.com)/n
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