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Cameroun : la présidente des femmes du MRC inculpée de « complicité de révolution »

Awasum Mispa a été placée en détention provisoire pour 6 mois par le juge d’instruction du tribunal militaire de Yaoundé.

Déférée au Tribunal militaire, après deux jours dans une cellule de la police, Awasum Mispa a été présentée ce lundi 23 novembre 2020 devant le juge d’instruction.

Après une longue attente avec ses conseils, la présidente de l’organisation des femmes du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) va se voir signifier les charges retenues contre elle. A savoir : « complicité de révolution et rébellion ». « Faits prévus et réprimés par les articles 74, 97, 114 et 157 du Code pénal », souligne le juge d’instruction.

Ce dernier signe également une mise en détention provisoire de 6 mois renouvelables. Elle a été conduite à la prison centrale de Kondengui.

Awasum Mispa, avocate stagiaire de 31 ans, a mené une marche le samedi 21 novembre 2020 à Yaoundé avec une vingtaine de femmes.

La marche de protestation avait pour but de demander la levée du siège autour de la maison de Maurice Kamto, le président national du MRC, en résidence surveillée depuis deux mois.

Arrêtées et conduites dans des commissariats de la ville de Yaoundé. Elles seront libérées quelques heures plus tard, à l’exception d’Awasum Mispa et de deux autres parmi lesquelles Rosine Boyomo conduite au tribunal de première instance de Yaoundé.


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