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Cameroun : la production de la chloroquine bloquée pour défaut d’intrants

Le ministre Madeleine Tchuente, lors de la présentation du dispositif de production locale de la chloroquine à la presse (photo d'archives)

Annoncée en grande pompe par le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation, la fabrication de ce médicament n’a toujours pas été lancée.

Lors de la réunion du Comité de suivi des mesures de riposte contre le Covid-19 tenu le 7 mai 2020 autour du chef du gouvernement, le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) avait laissé entendre que le Cameroun disposait de 50% de la matière première pour la fabrication de la chloroquine. Le chef Etat a donné une semaine au Minresi pour mobiliser le reste des composantes nécessaires.

« Le président de la République a instruit  de parachever au plus tard la semaine prochaine, les diligences engagées en vue de la production locale de tous les équipements et médicaments attendus », pouvait-on lire dans le communiqué de fin du Conseil de cabinet.

Deux mois plus tard, la fabrication n’est toujours pas lancée. Pour cause, renseigne un proche du ministre Madeleine Tchuente sous le couvert de l’anonymat : « le ministère n’a pas été en mesure d’importer le reste d’intrants qu’il faut. L’acquisition n’est pas facile avec la fermeture des frontières. Les intrants de la chloroquine sont recherchés et discutés entre les pays du monde. Les Etats bataillent pour rentrer en possession de ce précieux sésame ».

C’est ce qui justifierait que le sujet ait sauté de l’ordre du jour des réunions entre le Premier ministre et ses collaborateurs membres du gouvernement. Si bien que le Minresi a désormais le regard porté vers  d’autres fronts. Le communiqué final de la rencontre des ministres visant à évaluer la situation de la pandémie du Covid-19,  tenue hier  1er juillet, renseigne que le ministère de la Recherche scientifique a réalisé des études sur les produits de la pharmacopée traditionnelle.

Celles-ci ont permis d’identifier une centaine de plantes médicinales susceptibles d’être utilisées dans la production des médicaments contre le COviD-19. « Ces études sont en cours d’approfondissement, à l’effet d’évaluer notamment les principes actifs et la toxicité des solutions thérapeutiques envisagées », informe ledit communiqué.

Dans la même journée d’hier, le Minresi a présidé une réunion de concertation avec l’ambassadeur de France au Cameroun. Le diplomate Christophe Guilhou a réitéré la détermination de son pays d’accompagner le Cameroun dans la lutte contre le Covid-19. Notamment pour la production locale des tests de dépistage rapide, fiable et adapté pour le diagnostic du covid-19 et bien d’autres maladies.


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