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Cameroun: la rentrée scolaire de tous les enjeux ?

Rentrée scolaire (c) Droits réservés

Ils sont des milliers du primaire et du secondaire à avoir pris le train de la rentrée scolaire ce 02 septembre 2019. D’un côté, le gouvernement donne des assurances pour une reprise de cours dans les régions anglophones, de l’autre côté, les groupes séparatistes menacent. 

Ce jour, 02 septembre, marque la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire camerounais. Après trois mois de vacances, les élèves des écoles, lycées et collèges ont renoué avec les bancs et le tableau noir. «Les enfants ont répondu à l’appel ce matin. Le corps enseignant et administratif sont à l’œuvre», assure Hermine N., directrice dans une école primaire.

Les apprenants vont s’adapter cette année à une nouvelle méthode d’évaluation qui redevient trimestrielle. Une nouveauté à laquelle devront également s’arrimer des enseignants qui comptent d’ailleurs sur les journées pédagogiques pour des remises à niveau « c’est au cours de ces moments d’évaluation interne des enseignants que nous pouvons également jauger ce qui est fait, ce qui ne fonctionne pas et comment corriger ses erreurs», espère M. Tsimi, enseignant de français.

L’année scolaire 2019-2020 est sous l’égide de la reprise effective des classes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à des troubles depuis 2016. Une réunion sécuritaire présidée par le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo s’est tenue, vendredi 30 août en vue de développer des stratégies pour une rentrée scolaire dans la sérénité notamment dans les régions anglophones. Etaient présents aux assises, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (Minat), le Délégué général à la sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé, le secrétaire d’Etat, chargé de la gendarmerie nationale, Galax Etoga, le directeur général de la recherche extérieure, Léopold Maxime Eko Eko…

L’opération « Back to Scholl » lancée par le gouvernement sera-t-il respectée, malgré les exactions qui se poursuivent dans ces zones? Les groupes sécessionnistes ont mis en garde les populations des deux régions anglophones contre la reprise des classes. Ils ont promis des représailles à quiconque ne respectera pas les villes mortes en cette rentrée scolaire. Un mot d’ordre qui a occasionné de nombreux déplacements à la veille de la rentrée. En rappel, depuis 2017, près de 5000 écoles ont fermés leurs portes et environ 600 000 enfants ont été privés d’éducation dans ces régions.



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