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Cameroun: La revue de la presse du vendredi 02 décembre

La démission de M. Kamto, l’imminence d’un remaniement ministériel, l’adoption de la loi de finances 2012, la découverte d’un important gisement de fer à Doum, et le Sida

Alors que la chronique est animée par un remaniement ministériel imminent, du moins dès le lendemain de la session budgétaire de l’Assemblée nationale, le ministre délégué auprès du ministre de la Justice Maurice Kamto annonce sa démission dans un communiqué de presse. Contre toute attente, la surprise est réussie. Le quotidien Le jour en fait son unique titre de la Une: «Maurice Kamto démissionne» accompagné de la copie intégrale du communiqué de presse du démissionnaire. Mutations en profite pour dresser un portrait du concerné dans un article riche en interrogations tant cette démission est étonnante: L’ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II-Soa, en plus d’être avocat au barreau de Paris, a mis sur pied il y a 17 ans un cabinet juridique pluridisciplinaire qui s’est taillé, en peu de temps, une place de choix tant au plan national qu’international, en se présentant aujourd’hui comme l’un des meilleurs cabinets juridique et fiscal en Afrique et un leader dans la sous région Cemac. Parlant du remaniement désormais sur toutes les lèvres, La Nouvelle Expression perce le secret des dieux et propose des coulisses croustillantes à son lectorat: «l’université et la préfectorale pour étoffer le prochain gouvernement?» Dans cette optique, une possible nomination du Recteur de l’université de Dschang, Anaclet Fomethe, encore que ce dernier ne cracherait sur l’occasion s’il lui était donné la possibilité de remplacer numériquement son «grand frère» et non moins actuel vice-Premier ministre chargé de l’Agriculture et du Développement rural Jean Nkueté. De son côté, le recteur de l’université de Douala Bruno Bekolo Ebe à bout de patience pense que son heure a sonné pour devenir «ministre plein», tandis que son collègue de l’université de Yaoundé II Jean Tabi Manga n’attendrait que le décret du chef de l’Etat officialisant son entrée au gouvernement pour mettre le champagne au frais. En embuscade, se trouverait l’ex gouverneur de l’Extrême-Nord Amadou Tidjani, aujourd’hui à la retraite.

A l’Assemblée Nationale, la session ordinaire budgétaire a connu d’intenses travaux et résolutions. Des projets de loi ont été adoptés et pas des moindres: Cameroon -Tribune le quotidien bilingue gouvernemental en fait une présentation détaillée: Près d’une dizaine de lois adoptées au cours de la session de novembre: Loi de règlement, électricité, lutte contre la corruption, lutte contre la traite des personnes. sont entre autres textes adoptés par la Chambre peut-on lire dans ses colonnes. L’adoption du budget 2012 s’élevant à 2 800 milliards de FCFA, une hausse de 229 milliards F Cfa, soit 8,9% en valeur relative; les séances plénières avec le jeu de questions-réponses du Parlement au Gouvernement ont également nourri l’actualité de l’auguste chambre. Epinglés sur des questions cruciales, les ministres ont dû apporter des réponses aux préoccupations des députés. Dans son allocution de clôture, le président de l’Assemblée nationale s’est montré intransigeant. La Nouvelle Expression titre: Cavaye met en garde les «éperviables». Parlant de la gestion du budget, Cavaye Yeguié Djibril, marque la volonté du gouvernement de la République d’impulser véritablement la reprise économique du Cameroun. A cet effet, il appelle à la cessation de certaines pratiques dont le «provisoirement définitif» dans la réalisation de certains projets. Le quotidien Le Jour par rapport au budget du prochain exercice pense que 86 milliards des 2 800 milliards sont consacrés aux dépenses de luxe: C’est le montant que l’Etat va allouer au carburant, aux frais de mission et aux réceptions. Le budget d’investissement de 2012 est de 792 milliards contre 677 milliards pour 2011 soit une augmentation de 115 milliards. Mais concrètement, 28,28% seulement de ce budget est consacré aux dépenses d’investissement alors que 61,41% vont aux dépenses de fonctionnement écrit-il.

La 24ème journée mondiale de lutte contre le Sida a de toute évidence fait l’actualité au Cameroun. Célébrée ce 1er décembre sous le thème «Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida», une conférence de presse conjointe du gouvernement a révélé des chiffres inquiétants. «33 000 décès enregistrés au Cameroun en 2010» titre Le Jour, les femmes et les enfants sont les plus touchés. Il est indiqué qu’en 2011, 60% des 570.000 personnes vivant avec le vih se recrutent dans ces deux couches de la population. Le sida a tué 33.000 personnes, 50.000 personnes ont contracté le virus en 2010, 7300 bébés ont été contaminés à la naissance par leur mère. 217.372 enfants de 0 à 15 ans ont besoin d’antirétroviraux. Quant à Cameroon-Tribune, moins alarmant, «La prise en charge marque des points» même si «Les ARV sont gratuits, depuis quelque temps, on connaît une rupture de stock pour un des traitements. De plus, certains patients que nous appelons Les perdus de vue], ont arrêté de venir à la consultation.

Dans un studio radio
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Pour donner redonner du sourire, la découverte d’un gisement de fer à Djoum dans la région du Sud arrive à point nommé et annonce de nouvelles perspectives pour l’économie. Cameroon-Tribune le caractérise «Gisement de l’espoir», selon les premières estimations, il s’agit de 2,5 milliards de tonnes. La bonne nouvelle de Ngot coïncide avec l’entrée en scène, dans le projet de Mbalam, d’un partenaire chinois, Hanlong (Africa) Mining. Celui-ci vient de prendre le contrôle de Sundance Ressources Limited, la société minière australienne qui est le principal partenaire financier de la société de droit camerounais, Cam Iron, structure en charge de l’exploitation du gisement de Mbalam. Pour mémoire, les réserves de celui-ci sont estimées à 220 millions de tonnes de fer à teneur élevée. Avec des actifs évalués à près de 1664 milliards de F Cfa et un produit de ventes de plus de 1210 milliards de F Cfa. Des sueurs froides refont surface avec la probable dévaluation du FCFA. Tout est parti d’une information donnée par un site de la Cote d’Ivoire. Le Jour de se poser la question: Dévaluation du Fcfa: faut-il avoir peur? Un long exposé sur les causes et l’impact d’une éventuelle dévaluation est alors servi aux lecteurs. Une peur dissipée par Cameroon-Tribune à travers la voix du ministre des Finances Essimi Menye: «il n’y aura pas de dévaluation du FCFA,» tranche -t-il. En effet explique- t-il dans les mêmes colonnes, A la Banque centrale, le Cameroun a suffisamment de réserves, environ 6.000 milliards de FCFA. Je ne vois donc pas pourquoi il y aura dévaluation alors que le Cameroun est capable de soutenir sa monnaie.

La presse Camerounaise
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