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Cameroun: La sécurité sociale va mal

90% de la population n’ont aucune couverture sociale

A l’heure où le Cameroun se joint à la communauté internationale pour la célébration de la fête du travail le 1er mai, quelques interrogations sur la sécurité sociale au Cameroun apparaissent au goût du jour. D’autant plus que c’est sous le thème Protégeons le travailleurs par une sécurité sociale pour tous que cette 123ème édition de la fête internationale se célèbre.
Au Cameroun, près de 90% de la population camerounaise n’a pas accès la sécurité sociale. Une des raisons pour lesquelles le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, dans le cadre de l’extension de la sécurité sociale au Cameroun a mis en place un comité de pilotage interministériel à l’effet de créer trois s caisses nationales à savoir, la caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), la caisse nationale des personnels de l’Etat (Cnpe) et la caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam). Des caisses qui venaient en remplacement de la caisse nationale de la prévoyance sociale (Cnps).

La mise en uvre des trois autres caisses a donc pour objectif de toucher une grande partie des travailleurs camerounais. Car d’après le ministre du Travail et de la Sécurité sociale Robert Nkilli, le nombre de travailleurs est aujourd’hui multiplié par dix. La Cnps doit gérer à peu près 650 000 travailleurs. Ce qui n’était pas le cas à l’époque. Des chiffres qui montrent à suffisance que des milliers de cas d’exclus du système de sécurité sociale existent. Aujourd’hui, seule une poignée de travailleurs des secteurs privé et public ont accès à cette sécurité sociale, ont droit à une couverture sanitaire en cas de maladie, une pension retraite, etc. selon une étude que la direction nationale de la Statistique vient de rendre publique le secteur informel représente 80% du marché du travail au Cameroun. Un secteur qui, dans la majorité des cas reste en dehors de la couverture sociale. Et pour le ministre Robert Nkilli, il est temps que les choses changent: Nous ne pouvons plus accepter de privilégier les 10% qui sont dans les bureaux. Nous devons aller vers ces camerounais qui participent au développement du pays. C’est ça l’objectif de la sécurité sociale, explique-t-il.

En entreprise, le Prof. Robert Nkilli promeut le dialogue entre l’employeur et le travailleur pour la protection des travailleurs. Je voudrais que chaque entreprise, avant de licencier, que je sois convaincu que le dialogue a été épuisé. Que les travailleurs ont refusé d’apporter leur contribution à la recherche des solutions, souligne-t-il. En ce qui concerne la crise économique mondiale qui a déjà des répercussions sur le Cameroun, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale propose aux chefs d’entreprises ainsi qu’aux syndicats de s’asseoir autour d’une table et de dialoguer. Ceci dans l’optique de limiter les dégâts. Afin de réduire au maximum les licenciements car un camerounais licencié pénalise dix personnes qui vivent de lui, poursuit le Prof Robert Nkilli. Raison pour laquelle la protection du travailleur est indispensable. Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale appelle les chefs d’entreprise au respect du code du travail ainsi que du code civil sous peine de sanction.


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