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Cameroun : la suspension des exportations de certains produits rapproche la RCA de la crise alimentaire

Une délégation conduite par Mboua Léa, ministre Centrafricaine chargée du Commerce et de l’Industrie, a été reçue en audience ce 27 mai 2022 à Yaoundé par son homologue Camerounais du Commerce.

La récente mesure du ministre du Commerce du Cameroun relative à la suspension de l’exportation de certains produits de première nécessité fait paniquer certains pays. A l’instar de la République centrafricaine.

«Le bidon d’huile vendu à 19 000 francs est passé aujourd’hui à 42 500 francs CFA. Du coup, nous sommes aussi contraints d’augmenter le prix mais les clients se plaignent à cause de leur revenu. Ce n’est pas de notre faute», témoigne une commerçante rencontrée par Radio Ndeke Luka. «Le prix du ciment varie de 13 à 16.000 francs CFA sur le marché», révèle un autre usager.

Cette conjoncture précaire a poussé le gouvernement centrafricain a entamé des démarches afin d’obtenir du Cameroun, la levée de cette mesure.

« Reconnaissant les efforts permanents du Cameroun à soutenir ses frères centrafricains en période de crise, nous sommes venus discuter avec vous de la décision légitime, vous supplier au nom de la fraternité, un nom de la RCA, qu’il n y’a que par l’économie que nous pouvons réduire la crise et non avec les armes » a déclaré la ministre centrafricaine pendant l’audience.

« Nous sommes venus pour plaider par rapport aux mesures prises, une mesure compréhensible, nous plaidons pour la levée de cette mesure. Les huiles, la farine, le riz,…sont concernées. Nos pays indépendamment séculaires partagent les mêmes communautés, nous ressentons déjà les conséquences des mesures prises, les pénuries sont annoncées avec des risques d’insécurité alimentaire », a dit Christian Ignace Guezoua Loumandet trésorier général du patronat de la RCA.

Du côté de la RCA, les autorités ont insisté sur les « relations excellentes, marquées par une solidarité permanente » entre les deux pays.

« Votre fraternité n’est pas mise en cause, il ne s’agit pas d’une mesure punitive…il ne s’agit pas d’une mesure d’interdiction mais, de suspension pour évaluer ce qu’il y a lieu de faire », a indiqué Luc Magloire Mbarga Atangana.


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