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Cameroun : la ville de Douala, « capitale » de la dépigmentation de la peau

Selon la Société camerounaise de dermatologie (Socaderm),  27,8% de la population du chef-lieu de la région du Littoral fait recours à des produits décapants.

Une étude de la Société camerounaise de dermatologie (Socaderm), dont le quotidien le Messager a obtenu copie, rend compte de l’ampleur du phénomène de la dépigmentation de la peau au Cameroun.

L’étude faite sur un échantillon de 10 000 hommes et femmes âgés entre 15 à 50 ans établi que Douala dans la région du Littoral, est la ville du Cameroun où beaucoup de personnes n’assument par leur mélanine.

L’étude revèle à ce propos que 27,8% des habitants de la capitale économique sont adeptes de la dépigmentation, vulgairement appelé « Njansan ». Le chef-lieu de la région du Littoral est suivi par les villes de Kumba dans le sud-Ouest (24,1%), Yaoundé-région du Centre (19,6%), Kribi dans le Sud (11,1%) et Bangangté à l’Ouest (10,3%).

L’édition de ce jour du quotidien Le Messager donne la parole au sociologue Joseph Biolo qui explique que les adeptes de la dépigmentation sont mus par une volonté de suivisme. «L’imitation consiste à recourir à cette pratique pour s’apparenter à leurs roches ou autres personnes de leur entourage possédant une peau claire en ce sens que, après avoir vu la couleur claire de certaines, elles  veulent leur ressembler».

Les dermatologues pour leur part condamnent cette pratique, déplorant que les praticiens  fragilisent  leur peau, favorisent l’apparition des vergetures, le développement du cancer de la peau etc.


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