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Cameroun: L’Acefic réagit au point de presse du Président du Gicam

«Elle adhère à l’idée de la création d’un observatoire des qualifications»

Vendredi 03 Septembre, Monsieur Olivier Behle, Président du Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam), a tenu un important point de presse dont les échanges ont porté sur six points: L’état des réformes entreprises dans le cadre du Cameroon Business Forum; La lutte contre la corruption; Les partenariats GICAM-MEDEF International et GICAM-HEC; Les stratégies de formation; Le comice agro-pastoral et la relance de l’agriculture; La construction d’un deuxième pont sur le Wouri.

Le quatrième point relatif aux stratégies de formation a retenu l’attention de l’ACEFIC (Association des centres de formation professionnelle en Informatique du Cameroun), réseau de la société civile intéressée par les questions de formation professionnelle. Notre association souscrit à l’idée que les entreprises doivent participer d’une manière ou d’une autre à la conception des programmes d’enseignements. Tout comme elle adhère à l’idée de la création d’un observatoire des qualifications. Idée proposée l’an dernier par le GICAM.

Cependant, l’exposé du Président du Gicam montre à suffisance que le patronat camerounais n’a pas pris conscience de sa propre faiblesse à contribuer à la formation de la main d’ uvre nationale. Aussi bien en formation initiale, qu’en formation continue. La majorité des travailleurs camerounais (plus de 80%) reçoit sa formation, bien qu’approximative, dans les Unités de Production Informelle (UPI) et non dans les universités, encore moins dans les entreprises du secteur formel.

La faiblesse de la contribution des entreprises de l’économie formelle à la formation du capital humain vient s’ajouter à celle de l’Etat. Le Cameroun consacre à peine 17% de son budget au secteur de l’éducation alors que la moyenne des pays africains se situe à 22%. Plus grave est le déséquilibre entre le quota réservé à l’enseignement général d »une part et celui consacré à l’enseignement technique et la formation professionnelle d’autre part. Pendant que 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans aucune qualification professionnelle, le MINEFOP reçoit à peine 2% du budget dévolue à l’éducation.

L’exigence de l’adaptation des entreprises camerounaises aux mutations du monde sans cesse en mouvement, que le président du GICAM appelle de tous ses v ux, impose au patronat de s’interroger sur sa propre contribution à la formation d’une main d’ uvre qualifiée à l’aune des bonnes pratiques en cours dans le monde. Alors que le BIT annonce que l’année 2009 a connu un taux record du chômage des jeunes, il nous tarde de lire les propositions du Gicam sur des mécanismes: de financement de l’apprentissage (éventuelle création d’une taxe d’apprentissage); validation des Acquis et de l’Expérience; renforcement qualitatif et quantitatif des stages étudiants en entreprises.


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