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Cameroun: l’algérienne Habiba Djahnine lauréate de festival du film documentaire de Kribi

Elle a reçu le prix au cours de la cérémonie de clôture du festival le week-end dernier

le rideau est tombé samedi, 18 juillet 2009 sur la toute première édition du Beach festival du film documentaire qui a eu lieu à Kribi. La soirée de samedi a été notamment marquée par la remise des différentes distinctions aux professionnels africains de la production des films documentaires présents à ce festival. Un grand sourire aux lèvres, c’est avec beaucoup d’émotions que l’algérienne Habiba Djahnine est montée sur le podium recevoir le grand prix du meilleur long métrage documentaire encore appelé le « jengu d’or », pour son film « lettre à ma soeur ». La deuxième et la troisième distinction ont quitté l’Afrique du Nord pour se déporter en l’Afrique de l’ouest. C’est tout d’abord Aicha Thiam du Sénégal qui gravit les marches pour recevoir le « jengu d’argent », prix du meilleur moyen métrage documentaire pour son oeuvre « Cri de la mer ». Sa compatriote Marie Louise Sarr va effectuer le même parcours afin d’entrer en possession du « jengu de bronze », prix du meilleur court documentaire, pour «chaîne alimentaire». Un film assez audacieux sur la famine et le silence des autorités, comme va d’ailleurs le souligner un membre du jury lors de la remise de la distinction.

Habiba Djahnine lauréate de festival du film documentaire de Kribi

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Un festival fédérateur
Du 11 au 18 juillet dernier, Kribi a été véritablement la capitale du festival du film documentaire comme annoncé par les organisateurs. Tout au long de cette riche semaine d’activités, il y a eu la diffusion de 55 films dont 20 en compétition et 35 hors compétition. A côté de cela, un important atelier qui a renforcé les capacités des amoureux de cet art, sur l’écriture de scénario de film documentaire. Ce stage a connu la participation d’une trentaine de personnes, car c’est toujours important de se former, d’apprendre et de connaître l’évolution qui a cours dans le domaine dans lequel on évolue, indique un participant. Dans le même sillage, les acteurs de la création, de la réalisation, de la production et de la diffusion étaient nombreux à prendre part au colloque sur le thème: production du film documentaire: état des lieux et perspectives. C’est d’ailleurs le thème retenu pour cette première édition du beach festival du film documentaire. Occasion pour les initiateurs de tirer sur la sonnette d’alarme compte tenu du fait que cela reste un secteur assez négligé au Cameroun voire en Afrique. Pour preuve, sur les différentes chaînes de télévision, la part belle est accordée à la diffusion des documentaires étrangers, reléguant en seconde zone, les faits sociaux observés au quotidien qui devraient être également portés à l’écran. Il faut désormais mettre l’accent sur la production des documentaires de « chez nous et qui parlent de nous », selon les organisateurs. Reste a espérer que le message est bien entré et ancré dorénavant dans les oreilles des professionnels de ce secteur.

Le rendez-vous a été pris pour juillet 2010 à Kribi pour la deuxième édition


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