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Cameroun: l’aménagement des corridors Douala – Ndjamena et Douala – Bangui au centre d’une concertation à Douala

Les travaux regroupaient les experts de la sous région Afrique centrale.

Les experts de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), sont réunis depuis deux jours dans la ville de Douala, dans le cadre d’une concertation sur l’aménagement des corridors de transits entre le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique. Précisément, il s’agit des corridors devant reliées les villes de Douala – Ndjamena, et Douala – Bangui. Les transporteurs demandent que des mesures soient prises pour lutter contre l’insécurité, notamment contre le phénomène de coupeurs de route. C’est la 3é rencontre en l’espace de deux mois organisée par les experts Cemac. Le budget déjà adopté comme affirme une source, il est désormais urgent de passer aux choses concrètes au vu des implications dans la construction des différents ouvrages. Et pour cause, les nouvelles cartes qui se dessinent, les rôles et autres enjeux font naître de nouveaux défis. Les pays qui disposent d’une façade sur la mer par exemple, cherchent à occuper une place de choix dans le cadre de la rédynamisation globale du secteur de transport sur le plan international. D’où la conception des projets d’infrastructures de transport, la construction des ports modernes capables d’accueillir des navires quel qu’en soit la capacité. Ce sont là autant de raisons qui ont d’ailleurs amené les financiers à mettre la main à la pâte, afin que les corridors concernés soient construits. En 2007, la banque africaine de développement (BAD), avait approuvé une opération de 201 millions de dollars E U au cours d’un conseil d’administration à Washington aux États-unis. Enveloppe destinée à financer les travaux d’amélioration du transport et du commerce triangulaire, c’est-à-dire entre le Cameroun, le Tchad et la république centrafricaine (RCA). Outre l’amélioration des corridors, le projet prévoit aussi le réaménagement des liaisons ferroviaires .

Faciliter l’intégration
Les objectifs selon les participants aux travaux de Douala sont plusieurs, dont la réduction des barrières en matière de transport des personnes et des marchandises le long des corridors Douala – Bangui et Douala – Ndjamena. Ce qui devra favoriser le processus d’intégration dans la sous région Afrique centrale. En outre, le projet concerne le financement des activités d’assistance techniques et d’informatisation dans le but d’améliorer le fonctionnement du port autonome de Douala au Cameroun, en passant par la rapidité dans les procédures douanières, véritables casses têtes pour les opérateurs économiques. Les experts observent par ailleurs, que les coûts de transport en Afrique centrale, figurent parmi les plus élevés du continent africain. Ce qui fragilise la compétitivité des marchandises dans les échanges commerciaux à l’échelle internationale. Une situation qui s’explique par l’état désastreux des équipements et infrastructures de transport, l’intervention de plusieurs personnes dans la chaîne de transport, pour ne citer que ces barrières. Mais avec la volonté et une bonne politique, le Cameroun grâce aux potentialités qu’il dispose, peut demeurer leader dans la sous région, souligne un expert.


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