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Cameroun: l’armĂ©e repousse une attaque dans une ville du sud-ouest anglophone

L’armĂ©e camerounaise a repoussĂ© une attaque de sĂ©paratistes prĂ©sumĂ©s dans une localitĂ© du sud-ouest anglophone, faisant des « morts » chez les assaillants, a appris l’AFP vendredi de sources sĂ©curitaires.

« Un groupe de sécessionnistes a attaqué la localité de Dadji » jeudi, dans la zone de Mamfé, épicentre de la crise anglophone », a affirmé un responsable sécuritaire.

« L’armĂ©e a repoussĂ© l’attaque », faisant « des morts chez les assaillants », a-t-il ajoutĂ©, sans plus de prĂ©cision.

L’attaque a Ă©tĂ© confirmĂ©e Ă  l’AFP par un militaire.

Aucun bilan officiel ni de revendication des groupes sĂ©paratistes n’Ă©taient disponibles vendredi.

Dans la nuit de lundi à mardi, un violent incendie avait partiellement détruit le marché de Mamfé.

« L’incendie est survenu dans la nuit de lundi Ă  mardi autour de 03h00 du matin », a affirmĂ© Ă  l’AFP un responsable sĂ©curitaire de MamfĂ©, confirmant une information rapportĂ©e par des habitants de la ville.


« L’environnement (marquĂ© par une dĂ©gradation de la situation sĂ©curitaire, NDLR) nous fait penser qu’il peut s’agir d’un incendie criminel, mais aucun suspect n’a Ă©tĂ© interpellĂ©, a-t-il poursuivi.

DĂ©but dĂ©cembre, la brigade de gendarmerie de MamfĂ© avait Ă©tĂ© prise pour cible par des hommes armĂ©s, identifiĂ©s comme des « sĂ©cessionnistes » par des sources sĂ©curitaires camerounaises Ă  l’AFP.

Fin novembre, quatre militaires avaient été « assassinés » dans la région attenante à la ville.

La ville de MamfĂ©, capitale de la Manyu, dans la province du Sud-ouest, est devenue ces dernières semaines l’Ă©picentre des violences entre les forces de sĂ©curitĂ© gouvernementales et des « assaillants » que le gouvernement affirme ĂŞtre des « sĂ©cessionnistes ».

La sĂ©curitĂ© dans les rĂ©gions anglophones du Cameroun, en proie Ă  une grave crise socio-politique depuis un an, s’est considĂ©rablement dĂ©gradĂ©e en un mois.

Depuis novembre 2016, la minoritĂ© anglophone du Cameroun – environ 20% des 23 millions d’habitants – proteste contre sa marginalisation, certains exigeant le fĂ©dĂ©ralisme, d’autres la sĂ©cession. Le rĂ©gime de YaoundĂ© rejette ces deux options.

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