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Cameroun: L’attaque d’une plateforme pétrolière fait des victimes

Six personnes dont cinq camerounais ont perdu la vie dans la nuit de mardi à mercredi

La société Perenco est en mesure de confirmer qu’un grave incident est survenu la nuit dernière dans le secteur proche du terminal offshore Moudi, impliquant du personnel militaire et de sécurité. Cet incident, dont les circonstances exactes ne sont pas encore connues, a malheureusement conduit au décès de cinq Camerounais, trois membres du BIR (Bataillon d’Intervention Rapide) et deux agents d’une société de sécurité. Perenco exprime sa sympathie et ses sincères condoléances aux familles des victimes.
Perenco

Six personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans l’attaque d’une plate-forme pétrolière au large de la péninsule de Bakassi, revendiquée par un groupe rebelle, a annoncé à l’AFP une source proche des services de sécurité. Il y a eu une attaque d’une plate-forme pétrolière en haute mer cette nuit dans la zone de Bakassi, a déclaré sous couvert d’anonymat cette source qui suit régulièrement les activités autour de cette péninsule frontalière du Nigeria où est déployée une unité du Bataillon d’intervention rapide (BIR, armée camerounaise). Trois (membres du) BIR, deux civils côté camerounais et un pirate ont été tués dans cet assaut, a ajouté la source. L’attaque a été revendiquée par l’Africa Marine Commando (AMC), un groupe rebelle mal identifié ayant fait parler de lui avec des enlèvements en mars et septembre derniers. Selon la même source, « plusieurs blessés » ont, en outre, été enregistrés au cours de cette attaque dont le lieu exact n’a pas été précisé.

Un responsable joint à Yaoundé, cité par l’Agence France Presse n’était pas en mesure de confirmer l’information ou de la démentir. Si de tels actes ont pu être posés, nous disposons sur place d’éléments capables de donner la riposte, a toutefois assuré cet officiel, en référence au BIR. Plusieurs groupes armés sont actifs dans la péninsule de Bakassi, qui est fréquemment le théâtre de prises d’otages, notamment par l’AMC. Ce groupe, aux motivations floues avait fait parler de lui pour la première fois en revendiquant l’enlèvement au large de Bakassi, en mars dernier, de sept Chinois, libérés le 17 mars après cinq jours de captivité. L’AMC avait aussi revendiqué la prise d’otage de six étrangers mi-septembre dans la zone portuaire de Douala (sud du Cameroun). Ces personnes (un Croate, un Philippin et quatre Ukrainiens) ont été libérées fin septembre à l’issue d’une intervention militaire menée au Cameroun, selon les autorités du pays, au Nigeria voisin selon une source camerounaise proche des enquêteurs. Selon des sources concordantes, le BIR, unité militaire spécialisée dans la « lutte anti-terroriste », est déployé depuis avril 2009 dans la zone de Bakassi, région marécageuse de 1.000 km2, potentiellement riche en pétrole, en gaz et en ressources halieutiques.

Plusieurs groupes armés sont actifs dans la péninsule de Bakassi

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