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Cameroun: Le 1er vol sur Paris de CamairCo prévu le 28 mars 2011

C’est la principale annonce faite par Alex Van Elke face à la presse

Des avions neufs pour plus de performance
Le manager général de la compagnie Cameroon Airways Company (CAMAIR CO) a réuni la presse ce mardi, pour faire le point sur l’évolution de la nouvelle compagnie aérienne camerounaise. Il a ainsi révélé aux journalistes présents, que le premier vol de la Camair Co était prévu pour le 28 mars, à destination de Paris. Camair Co va débuter avec le Boeing 767 présent, avant d’acquérir progressivement, un autre 767 et deux Boeing 737, dans un premier temps cela fera une flotte de quatre appareil a indiqué Alex Van Elk. Le manager général de la Camair Co a justifié la décision de prendre des avions Boeing par la nécessité de doter la flotte camerounaise d’avions conformes aux exigences de sécurité et de fiabilité de l’heure. Son annonce a ainsi éteint les rumeurs selon lesquelles avec la visite du président Paul Biya dans l’industrie aéronautique brésilienne, on devait s’attendre à voir la Camair Co débuter avec des Embraieras. Nous envisageons de prendre des avions qui ont moins de 10 ans d’âge avec un cockpit et une technologie de navigation moderne pour se mettre sur les standards internationaux. Nous envisageons aussi de prendre une option d’économie de carburant et des soutes qui puissent prendre le maximum de bagages a précisé le directeur Alex van Elk. Parlant de la stratégie d’exploitation, le directeur a fait savoir que dans la première année, l’objectif est d’assurer en plus de la ligne de Paris, les lignes intérieurs Douala, Yaoundé Garoua et Maroua dans l’Extrême nord. Une autre filière sera exploitée en Afrique de l’ouest, avec des dessertes à Cotonou (Benin), Abidjan (Côte d’ivoire), Bamako (Mali) et Dakar (Sénégal). Aussi prévue, les dessertes Libreville (Gabon), Malabo (Guinée équatoriale) et une exploitation de la très empruntée ligne de Dubaï et de la Chine.

Un ambitieux projet de prix concurrentiels
Parlant des équipes d’exploitation, le directeur de la Camair Co a indiqué que la compagnie débuterait avec 420 personnes, personnels techniques et commerciaux confondues. Selon Van Elk chaque appareil aura besoin d’un groupe de 80 à 120 personnels. Il a fait savoir que 25 pilotes camerounais étaient déjà disponibles, mais que la compagnie recruterait 60 autres pilotes internationaux, sur l’année de démarrage. Le directeur Van Elk a enfin indiqué que la Camair Co offrira un très bon service avec des prix battant la concurrence. La communication d’Alex van Elk selon des observateurs avertis avait tous les allures d’une communication d’entretien. La direction de la Camair Co n’a pas clairement indiqué comment elle comptait faire pour battre la concurrence sur un marché que la Camair a abandonné il y a au moins deux ans. Sur la base des propos d’Alex van Elk, on croit percevoir que la nouvelle compagnie compte pratiquer des petits prix. Une stratégie qui n’est pas prête de payer sur la période envisagée, à savoir la première année d’exploitation. Ensuite on réalise que pour une entreprise qui veut redémarrer, Camair Co se fixe une ambition trop grande sur des terrains où des grosses entreprises concurrentes ont déjà assis une véritable stratégie d’exploitation. Très peu d’explication ont été données sur les services associés au transport comme la réservation, la différenciation en classes, la vente à bord, le service au sol, la tactique de fidélisation, les associations avec des partenaires hors transport aérien (loueurs de voitures, hôtels, opérateurs télécoms), croisement de l’offre avec d’autres commerces. Autre point non développé, le service au sol (accueil téléphonique, fluidité de l’enregistrement, information en cas de retard, traitement des litiges bagages, orientation des passagers en transit) qui est un des facteurs de qualité auxquels les passagers sont le plus sensibles. Enfin il n’a pas insisté aussi sur les systèmes de réservation (GDS) qui sont aujourd’hui alimentés par la vente électronique. Une technologie que ne dispose par le Cameroun et qui au final risque de faire peser la facture de l’exploitation. Pour les experts, des vols Camair Co à des prix concurrentiels et pour une qualité supérieure, ce ne sera pas pour demain.

Un avion de la Camair au garage
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