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Cameroun: Le centre culture français de Douala, la solution contre l’absence des salles de cinéma

Il est de plus en plus sollicité par les cinéastes depuis la fermeture des portes du cinéma le wouri

Le Cameroun, c’est le Cameroun, a-t-on coutume de dire. La preuve encore, toutes les salles de cinéma sont fermées depuis plusieurs mois, et personne ne dit rien. Au ministère de la culture notamment, l’on observe un mutisme incroyable sur ce problème pourtant grave dans un pays culturel comme le nôtre. Mais, la situation peut aisément se comprendre, un rapide coup d’ il nous permet de constater évidemment que l’on préfère mobiliser les énergies dans le fameux combat Socam – Cmc, la musique comme le football dans le sport, étant à priori la petite reine de la culture. Quoi qu’il en soit, le constat est là : il n’y a plus de salle de cinéma ouverte au Cameroun, le cinéma le wouri, la dernière salle, ayant fermée ses portes il y a quelques mois à la surprise générale. Le moment de surprise passé, une question s’est immédiatement posée : qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Grosse problématique qui a fait perdre le sommeil aux cinéastes et cinéphiles de la ville de Douala. En gardant la ferme espérance que le cinéma le wouri va incessamment rouvrir ses portes au public, les uns et les autres ont trouvé une solution : le centre culturel français de Douala.

En effet, cette salle est de plus en plus sollicité par les organisateurs des évènements cinématographiques comme on a pu le constater du 5 au 9 mai dernier, où les cinéphiles s’y sont rendus nombreux, pour assister à la 2é édition de la nuit du court métrage qui s’est déroulée une fois de plus au CCF de Douala. Michel Kuaté, le promoteur de l’évènement a d’ailleurs reconnu dans un entretien accordé à notre site, que la participation à la nuit du court métrage, a connu une importante hausse en 2009 par rapport à l’année dernière. Depuis la fermeture du cinéma le wouri, on peut comprendre aisément que les aficionados du cinéma ont soif de retrouver le climat chaleureux et notamment les confrères à de telle occasion. Mais une fois l’évènement terminé, retour à la case départ, et il faudra encore attendre un évènement majeur pour retrouver la famille des cinéastes voire des cinéphiles. Malgré le contexte actuel, le centre culturel français est resté dans la logique de projection de films d’horizons divers et dont les thèmes puisent leur origine dans les faits de société de tous les jours. En clair, le CCF reste dans son créneau et n’entend pas se lancer à la chasse de la clientèle du cinéma le wouri malgré sa fermeture. En décryptant ce scénario, il ressort clairement que le public habitué à aller suivre les films africains mais surtout made in USA sur écran géant dans la grande salle que gérait Bernard Sah, reste orphelin. Toutefois, nombreux sont les professionnels de domaine culturel, qui estiment qu’on ne devrait pas faire tout un drame suite à la fermeture des salles de cinéma. D’après Michel Kuaté, ses confrères peuvent faire recours à d’autres méthodes de vulgarisation d’un film après sa sortie. C’est par exemple, « la vente des DVD », et aussi « les festivals de films » organisés, ici et ailleurs qui constituent des plates formes de diffusion des uvres cinématographiques.

En attendant peut-être que les pouvoirs publics concernés réagissent face à l’absence criarde des salles de cinéma, on constate bien qu’au pays de Basek Bâ Kobio et autres Joséphine Ndagnou, il faut viser plus haut de sorte que la fermeture de salle de cinéma ne puisse vous fermer les portes de la gloire.

Le cinéma Wouri fermé
Journalducameroun.com)/n
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