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Cameroun : le choléra progresse malgré la riposte

L’épidémie de choléra persiste au Cameroun
Insalubrité et difficile accès à l’eau potable, facteurs de progression du choléra

Le pays enregistre plus de deux mille cas de choléra déclarés et plus de 60 décès en dépit de la campagne de vaccination et de la sensibilisation en cours.   

 

Au total, 64 personnes sont mortes de l’épidémie de choléra, et 2040 autres sont déclarées atteintes de cette infection diarrhéique dans cinq des dix régions du pays. De nouveaux cas viennent d’être détectés dans la région du Centre, faisant du quartier Nkoldongo de Yaoundé et de la ville universitaire de Soa, de nouvelles zones touchées.

Les statistiques présentent une évolution ascendante de la courbe de contamination depuis la déclaration des premiers cas de maladie dans certaines régions en octobre 2021. Après  la confirmation de l’épidémie par des autorités sanitaires en janvier 2022, le nombre de cas atteint la barre de mille le mois suivant. En début février, le compteur affiche 32 décès et 1102 cas positifs. Le 14 février, le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie déclare 35 morts et 1242 cas confirmés, quatre régions touchées. Le 03 mars dernier, le pays enregistre 1693 cas et 50 décès.

Face à cette progression du vibrion cholérique, le personnel de santé assure la prise en charge dans les régions touchées. En outre, les autorités ont entamé une campagne de vaccination le 18 février 2022. Dans les formations sanitaires des districts de santé des régions du Sud-Ouest, du Littoral, du Sud, du Nord et du Centre, l’administration des premières doses de vaccin aux personnes âgées d’un an et plus est en cours. Les autorités sanitaires ont joint à cela, la sensibilisation dans les zones figurant sur la ligne rouge.

Cependant, la progression de l’épidémie n’est pas encore maîtrisée. De l’avis des spécialistes en épidémiologie, l’arrivée de la saison des pluies dans certaines régions comme le Centre et le Sud couplée à l’insalubrité, concourent à accroître les risques de contamination au vibrion cholérique. C’est pourquoi les populations sont invitées à respecter davantage les mesures d’hygiène élémentaire pour se mettre à l’abri de l’épidémie.

Par ailleurs, avec les difficultés d’accès à l’eau potable dans certains quartiers des grandes villes et le faible niveau de vie de certaines personnes, le respect de ces mesures n’est pas toujours aisé. Tandis que certains utilisent l’eau des sources et des puits parfois non traitée, d’autres ont recours aux eaux de pluie pour combler leurs besoins en eau dans les ménages. Mais au regard de la situation qui prévaut, chacun est appelé à fournir des efforts pour stopper la progression de l’épidémie.


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