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Cameroun: Le FIFMI 2009 entre heurts et mérites

Pendant 5 jours, Ngaoundéré a campé le décor du tout premier festival international du Film mixte

Les heurts…
Un festival de films à Ngaoundéré, c’était déjà une exclusivité. Et comme il fallait s’y attendre, l’enfantement n’a pas du tout été facile. Sur les trois sites initialement choisis pour des projections cinématographiques gratuites, un seul a effectivement fonctionné, celui de la place des fêtes de Ngaoundéré, même si ce n’était pas toujours la grande affluence, conséquence inéluctable de la faible médiatisation qu’a connu ce festival. Les sites du collège de Mazenod et de l’Université de Ngaoundéré pourront encore attendre la deuxième édition du FIFMI en 2010.

Tout a commencé par un faux pas au moment de son décollage. La date initialement prévue qui était fixée du 05 au 10 décembre a été reportée du 12 au 16 décembre 2009. Certains médias qui n’avaient que l’ancienne date croyaient même déjà à une annulation pure et simple de cet événement culturel. Puis vint le jour-j, le samedi 12 décembre 2009 pour l’ouverture officiel. Une ouverture qui n’a pas finalement reçu l’onction des autorités, puisque l’imprévision n’a pas permis de respecter le programme de cette première journée. Seul le film Paris à tout prix de Joséphine Ndagnou sera projeté ce soir-là aux environs de 19 heures. Et pourtant, il y avait plusieurs activités au menu de ce premier jour : Le défilé de la caravane des moto-taxis ; un match de football ; le discours d’ouverture en présence du gouverneur de la Région de l’Adamaoua, du délégué du gouvernement, du Lamido et du représentant du ministre de la culture . Même au niveau des projections, le programme n’était pas respecté. Outre ces contre-temps et ces imperfections, il faut aussi relever l’absence de plusieurs participants de renom qui étaient pourtant annoncés. Même la marraine du festival, Joséphine Ndagnou n’a pas pu effectuer le déplacement.

[… Et les mérites]
Un festival de films à Ngaoundéré, c’était déjà une exclusivité. Comme autres mérites à reconnaître au festival international du Film mixte (FIFMI) de Ngaoundéré, son apport dans la promotion de l’activité cinématographique en particulier et de la culture dans son ensemble. Outre le cinéma, il y a des activités connexes qui auraient dû se tenir. Notamment la fantasia, des animations tous les soirs, l’exposition d’objets d’art et de peinture, de la gastronomie, des bars laitiers, des buvettes normales, des stands à louer…

Tout en espérant aussi que les projections gratuites qui ont eu lieu ont à nouveau suscité de l’engouement et de l’intérêt pour le cinéma chez les populations de l’Adamaoua et que les conférences et autres tables rondes qui se sont tenues à l’hôtel de ville Ngaoundéré ont permis aux uns et aux autres d’envisager l’avenir avec optimisme. On ne peut que souhaiter sa pérennité et son inscription définitive sur la liste des grands évènements culturels du Cameroun.

Affiche du festival
Journalducameroun.com)/n
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